Agrocarburants et voitures électriques: leurs coûts cachés aux Etats-Unis

Le 23 octobre 2009 par Victor Roux-Goeken
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120 milliards de dollars en 2005. C’est le montant des coûts cachés de la production et de l’usage et de l’énergie américaine que ne reflètent pas les cours des énergies fossiles ou de l’électricité, selon un rapport du Conseil américain de la recherche nationale réalisé à la demande du Congrès et publié lundi 19 octobre. Un chiffre qui ne prend pas en compte les dommages liés au changement climatique, aux écosystèmes ou les effets de certains polluants de l’air tels que le mercure.

Ainsi, les véhicules électriques et hybrides dépendant du réseau électrique révèlent des coûts cachés plus importants que beaucoup d’autres technologies, révèle le rapport. La production de l’électricité qui les alimente s’appuie sur les énergies fossiles. Et l’énergie nécessaire pour produire les batteries et les moteurs électriques ajoute plus de 20% à la part manufacturière des dommages.

Les transports, dont le fonctionnement dépend presque exclusivement du pétrole, représentent près de 30% de la demande énergétique du pays. En 2005, les véhicules motorisés ont occasionné 56 milliards $ de dommages sanitaires. De l’extraction du carburant à la conduite du véhicule, cette dernière représentant 1/3 des coûts cachés du secteur. Par mile voyagé, les dommages générés varient de 1,2 à 1,7 cent, quel que soit le type de carburant. Ceux de l’éthanol issu du maïs sont similaires voire «légèrement pires» que ceux de l’essence, du fait de l’énergie nécessaire pour produire le maïs et le convertir en carburant. Le rapport fait le constat inverse pour l’éthanol issu de plantes herbacées ou de résidus de maïs, mais pas encore commercialisé.

En matière de production d’électricité, le rapport évalue à 62 milliards $ en 2005 –3,2 cents par kilowattheure– les dommages causés par les émissions de dioxyde de soufre (SO2), d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines générées par la combustion de charbon dans les 406 centrales US. Cette énergie fossile pèse pour moitié dans la production de l’électricité américaine. 10% d’entre elles sont à l’origine de 43% de ces dommages.

Les centrales au gaz «ont coûté» 740 millions $ en 2005. Comme pour le charbon, 10% d’un échantillon de 498 centrales ont généré 65% des coûts cachés. Les coûts cachés de l’éolien, la biomasse, l’énergie solaire et le nucléaire sont négligeables comparés à ceux des énergies fossiles. Toutefois, tempère le rapport, le risque de contamination des sols ou des eaux de surface par l’extraction minière est largement supporté par les autres pays, les mines américaines ne produisant que 5% de l’uranium mondial. Les risques générés par le stockage des déchets radioactifs n’ont pas été quantifiés.

Enfin, la production de chaud pour les bâtiments ou les processus industriels a «coûté» 1,4 milliard $ en 2005. Elle compte pour 30% de la demande énergétique américaine.


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