Agriculture: utiliser moins d’eau pour s’adapter au climat

Le 09 juin 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Avec le changement climatique, sécheresses et inondations se multiplient dans le monde. Face à cette situation, les décideurs doivent développer l’utilisation des eaux souterraines disponibles afin d'atténuer les risques susceptibles d'affecter la production des agriculteurs, estime l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un nouveau rapport publié aujourd’hui 9 juin.
 
On le sait, le changement climatique aura un impact majeur sur les disponibilités en eau pour l'agriculture et sur la productivité des cultures au cours des prochaines décennies. Or la demande alimentaire mondiale va progresser de 70% d’ici 2050 et la production de viande devrait doubler (dans le JDLE).
 
Les informations concernant les répercussions du changement climatique sur les ressources en eau au niveau régional et sous-régional manquent encore. Le rapport «Changement climatique, eau et sécurité alimentaire» qui vient d’être publié par la FAO fait toutefois le point sur les dernières avancées scientifiques en la matière.
 
Il propose notamment aux pays en développement de mettre en œuvre des systèmes efficaces de «comptabilité de l'eau». «Il s'agit de mesurer de manière rigoureuse l'approvisionnement en eau, les transferts et les transactions, afin d'éclairer les décideurs sur la façon dont les ressources en eau peuvent être gérées et utilisées dans un environnement de variabilité croissante», explique l’organisme international dans son communiqué. Ces pays devraient veiller à mieux développer les procédures d'attribution, qui seraient à la fois «robustes et flexibles».
 
Afin de réduire l’utilisation de l’eau, les producteurs agricoles peuvent adopter différentes pratiques, comme changer leurs modèles culturaux pour pouvoir planter plus tôt ou plus tard. Cela permet d’optimiser l’irrigation. Ils peuvent également améliorer les rendements et la productivité en adoptant des pratiques de conservation de l'humidité des sols, notamment en labourant le moins possible ou en plantant des cultures ayant des racines profondes (ce qui permet de mieux exploiter l'humidité disponible dans le sol).
 
Autre piste : favoriser des systèmes agroforestiers mixtes. «Tout en séquestrant le carbone, ces systèmes offrent des avantages supplémentaires, tels que l'ombre qui réduit la température du sol et l'évaporation, une protection accrue contre le vent et une meilleure conservation des sols ainsi qu'une meilleure rétention de l'eau», précise le rapport.
 
Malheureusement, les pays pauvres auront du mal à s’adapter au changement climatique. De nombreuses exploitations dans les pays en développement ont d’ores et déjà des rendements de production bien inférieurs à leur potentiel agro-climatique…
 
La Banque mondiale estime qu’il faut investir environ 2,5 milliards de dollars (1,88 milliard d’euros) par an entre 2010 et 2050 pour réussir cette adaptation de l'agriculture. Et selon les projections du secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les investissements supplémentaires et les flux financiers requis par l'agriculture des pays en développement pour atténuer les conséquences du changement climatique s'établiraient à 14 milliards $/an (10,54 milliards €/an) d'ici 2030 (dans le JDLE). 


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus