Agriculture: small is pollenfull

Le 14 février 2018 par Marine Jobert
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Une abeille en approche d'un pissenlit.
Une abeille en approche d'un pissenlit.

De petites parcelles aux bordures accueillantes valent mieux pour les pollinisateurs que de grandes surfaces.

A défaut d’une révolution agraire sur le terrain, 15 laboratoires[1] ont imaginé un big bang agricole, dans lequel les parcelles seraient plus petites et la diversité des cultures plus élevée. Résultat: les pollinisateurs sont plus nombreux. Publiée ce 14 février dans les Proceedings of the Royal Society London, l’étude a exploité des données recueillies sur 229 parcelles cultivées, dans 94 paysages agricoles de 1 kilomètre carré dispersés dans 4 pays.

Plus de pollen et de graines

Grâce aux 20.000 pollinisateurs identifiés (abeilles sauvages et domestiques, syrphes[2]), les chercheurs ont montré que la taille des parcelles et la diversité des cultures «ont des effets distincts sur les pollinisateurs et le succès reproducteur des plantes». Certes, notent-ils, la multiplication du linéaire de bordures de champs fleuries grâce à la plus grande quantité de parcelles favorise l’abondance des pollinisateurs. Le transfert de pollen et la multiplication des graines sont alors améliorés.

Sus au maïs

Mais une plus grande diversité de cultures «n’a pas forcément d’effets positifs sur l’abondance des pollinisateurs». Etonnant? C’est qu’un champ de maïs va souvent de pair avec des traitements qui éradiquent tous les adventices prisés par les pollinisateurs, soulignent les chercheurs, sans s’arrêter sur les bénéfices sur l’entomofaune qu’auraient d’autres cultures cultivées sans pesticide. Ils concluent toutefois que «des politiques agri-environnementales favorisant une réduction de la taille moyenne des parcelles cultivées pourrait permettre de favoriser la biodiversité tout en maintenant les surfaces de production agricole».

 

 



[1] Ces laboratoires participent au projet FarmLand, décliné en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni. En France, ce projet a impliqué des équipes de recherche du CNRS (CEFE-Montpellier, ECOBIO-Rennes, CEBC-Chizé), de l’INRA (SAD Paysages-Rennes, DYNAFOR-Toulouse) et de la Tour du Valat.

[2] De la famille des mouches.

 


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