Agriculture: les ravageurs sont en marche

Le 02 septembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les épouvantails ne seront, peut-être, pas suffisants.
Les épouvantails ne seront, peut-être, pas suffisants.
VLDT

Voilà une nouvelle qui ne devrait pas remplir d’aise les responsables du programme Ecophyto. Car les ravageurs des cultures remontent, lentement mais sûrement, de l’Equateur vers les pôles. La vitesse de l’invasion est fonction de la capacité de déplacements des insectes, bactéries, champignons, nématodes et autres virus: c’est-à-dire lente.

En moyenne, la migration se déroule à la vitesse de 3 kilomètres par an. Mais certains papillons peuvent aller 4 fois plus vite, indique une étude publiée le 1er septembre par Nature Climate Change. Inquiétant, si l’on se souvient qu’une quinzaine de pourcents des cultures sont annihilés, chaque année, par les ravageurs de toutes sortes.

Des milliers de comptes rendus

Pour parvenir à pareil résultat, l’équipe menée par Sarah Gurr (université d’Exeter) a épluché les archives du Centre international pour l’agriculture et les biosciences (Cabi). Disposant d’une douzaine de bureaux dans le monde, le Cabi recense tous les événements liés à l’apparition de maladies ou de ravageurs des cultures depuis 1822. Les chercheurs britanniques se sont contentés d’éplucher les milliers de comptes rendus portant sur ces 50 dernières années.

30 cm/heure

Conclusion: les ennemis des cultures montent vers le nord (ou descendent vers le sud, dans l’hémisphère austral) à la vitesse moyenne de 26,6 km par décennie. Plusieurs facteurs, comme la mondialisation des échanges et la croissance des transports, peuvent expliquer cette migration. Les auteurs soulignent toutefois que la vitesse est comparable à celle de la remontée ou de la descente des gradients de température: 27,3 km tous les 10 ans, en moyenne.

En outre, il est d’ores et déjà acquis que de nombreuses espèces de poissons, de mammifères ou d’oiseaux quittent, à un rythme comparable à celui des ravageurs, leur milieu originel pour un éden moins chaud ou moins sec. Bref, nombre d’arguments plaident pour une responsabilité des changements climatiques.



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