Agriculture et pêche : des budgets revus à la hausse dans l’UE

Le 03 juin 2020 par Stéphanie Senet
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15 milliards d'euros pour la transition climatique de l'agriculture
15 milliards d'euros pour la transition climatique de l'agriculture

Dans le cadre du plan de relance, la Commission européenne a proposé, le 2 juin, de rallonger le budget alloué à la politique agricole commune (PAC) post-2020 de 26,4 milliards d’euros.

Premier budget de l’Union européenne, la PAC pourrait bénéficier d’une enveloppe de 391,4 Md€ pour la période 2021-2027 selon la nouvelle proposition de Bruxelles. Avant la pandémie de Covid-19, la Commission tablait sur un budget de 365 Md€, en baisse de 5% par rapport au budget 2013-2020 à cause du départ du Royaume-Uni.

Les eurodéputés ont salué «un plan de relance ambitieux et un projet de budget pour la PAC meilleur que le précédent». Un bémol : ils demandent une prise en compte de l’inflation dans ces chiffres, exprimés en prix courants.

15 Md€ pour la transition

En prix constants, le budget de la PAC progresse de 324,3 à 348,3 Md€ dont 258,3 Md€ pour les aides directes (premier pilier) et 90 Md€ pour le développement rural (deuxième pilier), dont 15 Md€ issus du plan de relance présenté le 27 mai versés entre 2022 et 2024. Ce qui doit «permettre aux agriculteurs d’engager les changements structurels nécessaires pour mettre en œuvre le pacte vert et respecter les objectifs des stratégies Farm to fork et Biodiversité», selon l’exécutif. Si la proposition de la Commission est adoptée par le Parlement et le Conseil, les Etats membres garderont la possibilité de transférer jusqu’à 15% du montant d’un pilier vers l’autre.

FEAMP aussi en hausse

De son côté, le Fonds européen pour les activités maritimes et la pêche (FEAMP) est accru de 500 M€ «pour renforcer la résilience et relancer le secteur» pour la période 2021-2027. Soit 8% de plus que la proposition faite en 2018 par Bruxelles. L’ONG ClientEarth craint toutefois que l’argument économique ne pousse l’UE à lever l’interdiction des subventions nuisibles à l’environnement, comme les aides à la modernisation des navires, au remplacement des moteurs et à l’arrêt temporaire des activités de pêche.