Agriculture biologique: augmenter l’offre française

Le 06 février 2008 par Agnès Ginestet
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Le baromètre 2007 de l’Agence bio montre un intérêt prononcé pour le bio au sein de la population française. Mais la production nationale reste peu développée par rapport aux besoins actuels et à venir.

77% des Français estiment que le bio est une solution d'avenir face aux problèmes environnementaux et 84% souhaitent que l'agriculture biologique se développe en France. Ces constats sont apparus dans le cadre du cinquième baromètre réalisé par l'institut de sondage CSA pour l'Agence bio, groupement d'intérêt public en charge du développement et de la promotion de l'agriculture biologique. Les produits qui ont attiré le plus de nouveaux consommateurs en 2007 sont les petits pots pour bébés, l'épicerie (pâtes, riz, céréales) et le lait.

Comme en 2006, 42% des Français ont déclaré en 2007 consommer un produit bio au moins une fois par mois. Ils étaient 37% en 2003. «C'est significatif, et nous sommes convaincus que cela va augmenter», a indiqué le 31 janvier Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio. Selon elle, «l'offre est là et n'a pas baissé: les producteurs qui se sont engagés dans le bio restent dans le bio». Toutefois, une augmentation du nombre de producteurs est nécessaire pour faire face à la demande, car comme l'indique l'un des rapports du Grenelle de l'environnement, «la consommation en produits issus de l'agriculture biologique augmente en France plus vite que la production, ce qui implique qu'une part croissante du marché est couverte par des produits importés».

«Notre priorité est d'accompagner le développement de l'offre, répartie sur l'ensemble du territoire, avec le plus de proximité possible», a déclaré Elisabeth Mercier. Benoît Canis, de la Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France (Fnab) a toutefois fait remarquer qu'«il existe encore des freins culturels à ce qu'un agriculteur se convertisse au bio. Il faut changer cela».

Dans le cadre du plan «Agriculture biologique: horizon 2012», Michel Barnier, ministre chargé de l'agriculture, a annoncé que l'Agence bio serait dotée d'un fonds de structuration de 3 millions d'euros par an pendant 5 ans. La Fnab souhaite que les groupements régionaux d'agriculture biologique ne soient pas oubliés dans ce cadre-là. Pour Claire Touret, l'une de ses membres, il faut par ailleurs que «les aides à la conversion au bio soient vraiment incitatives», afin de tendre vers l'objectif fixé dans le cadre du Grenelle: 6% de surface agricole utile (SAU) bio d'ici 2010.

Un autre objectif des Etats généraux de l'environnement est d'atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d'ici 2012. Selon Claire Touret, cela implique d'introduire des critères de proximité dans les appels d'offre. Le baromètre 2007 montre que 26% des enfants de 3 à 18 ans mangeant dans un restaurant scolaire en 2006 ont déjà eu un repas avec des produits bios, et 78% des parents d'enfants qui n'en ont pas eu le souhaiteraient.

La grande distribution s'est par ailleurs engagée le 29 janvier à augmenter d'au moins 15% par an la part des produits bio dans le total des ventes alimentaires. «Il faut avant tout s'assurer que la production pourra suivre», a fait observer Elisabeth Mercier. Mais pour Benoît Canis, cet engagement n'a rien d'exceptionnel car selon lui, le marché du bio augmente «naturellement» de cette façon....




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