Agir sur les performances énergétiques du logement

Le 12 mai 2006 par Claire Avignon
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Le 11 mai, lors d’une conférence de presse, l’association Qualitel est revenue sur son bilan 2005 ainsi que sur les enjeux d’économie d’énergie dans le logement, et notamment dans le parc existant.

Le changement climatique comme facteur de développement. C'est la stratégie que semble adopter l'association Qualitel pour augmenter le nombre de certifications qu'elle délivre dans le domaine du logement. La stratégie connaît d'ailleurs déjà un certain succès. Qualitel a signé 47.200 demandes de certification (1) en 2005, ce qui constitue une hausse de 10% par rapport à 2004. Sur l'ensemble des demandes, 70% ont intégré l'exigence de haute performance énergétique (HPE) ou de très haute performance énergétique (THPE). Elles correspondent respectivement à une diminution de 8% et de 15% par rapport à la consommation de référence de la réglementation thermique 2000 (RT 2000). Autre outil: Habitat et environnement, qui est une application aux logements neufs (immeubles collectifs et individuels groupés) de la Haute qualité environnementale (HQE). Lancée en 2003, la certification est passée de 3.325 demandes de signature en 2003, à 7.125 en 2004, puis 14.000 en 2005. Soit un doublement chaque année. En 2006, Qualitel espère dépasser le nombre de 20.000 signatures.

L'association ne s'arrête pas là puisque deux autres certifications sont en cours d'élaboration. NF logement démarche HQE devrait être mis en place en 2007. Et surtout se développe une offre concernant les logements existants avec la certification Patrimoine habitat et environnement. «Autant la France est dans le peloton de tête concernant les bâtiments neufs, autant nous sommes en retard pour l'existant, par rapport notamment aux Allemands et aux Britanniques», reconnaît Raphaël Slama, président de Qualitel. Depuis le début de l'année, 2.000 logements sont en cours de certification. La démarche est principalement initiée par des bailleurs sociaux. Si l'opération est encore embryonnaire, l'organisme de certification espère la développer, rappelant que le parc existant est un enjeu majeur dans l'objectif, dit Facteur 4, de réduction par quatre des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050.

Toutefois, estime Raphaël Slama, «il manque un système de prêt bonifié pour la réhabilitation globale pour que les opérations de travaux d'économie d'énergie se généralisent.» Une solution qui demanderait au gouvernement d'investir des moyens financiers importants. Pour l'instant, il se contente de mettre en place des crédits d'impôts pour les chaudières à condensation, des matériaux d'isolation thermique et des appareils de régulation. La situation pourrait évoluer avec la publication de décrets concernant les performances énergétiques du parc existant. Des mesures pourraient également être annoncées dans le cadre du Plan climat 2006.



(1) En nombre de logements, non en opérations.




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