Agadir accueille le sommet climatique mondial des acteurs non étatiques

Le 29 août 2017 par Stéphanie Senet
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Ronan Dantec, l'une des rares voix climatiques des territoires
Ronan Dantec, l'une des rares voix climatiques des territoires

Le troisième sommet climatique mondial des acteurs non étatiques se tiendra à Agadir (Maroc) du 11 au 13 septembre. Objectif: démontrer les potentiels d’action des territoires pour inciter les Etats à revoir leurs engagements à la hausse.

 

«Le Sommet d’Agadir sera le rendez-vous où tous les acteurs non étatiques vont se retrouver à égalité pour renforcer l’action climatique en diffusant les bonnes pratiques lors de 80 ateliers», résume Ronan Dantec, président de l’association Climate Chance, organisatrice du Sommet. Des bonnes pratiques qui seront bientôt compilées dans un site internet.

 

Renforcer les coalitions

Le deuxième objectif de ce rendez-vous annuel vise à «renforcer les coalitions thématiques qui ont émergé lors de la COP 22, avec le Partenariat de Marrakech pour l’action climatique globale». La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques organisera deux réunions à Agadir pour ouvrir les portes des coalitions aux acteurs africains, alors que les réunions sont aujourd’hui majoritairement composées de représentants des pays développés.

 

Préciser l’accès aux financements

Troisième objectif, «poursuivre les dialogues de haut niveau», précise le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, lors d’une rencontre avec la presse. Parmi les thèmes à suivre: le modèle africain de ville durable, l’accès aux financements, ou encore les migrations. Côté financements, un deuxième événement est attendu de pied ferme par les acteurs non étatiques: le sommet international prévu par Emmanuel Macron à l’Elysée le 12 décembre[1]. «Il peut faire avancer les choses en favorisant la hausse des engagements financiers des Etats et en détaillant de nouveaux mécanismes de financement», poursuit Ronan Dantec.

 

Deux déclarations attendues

Deux déclarations devraient rythmer le Sommet d’Agadir, qui attend 3.000 participants. Après celle des grands élus africains, la déclaration de clôture sera présentée le 13 septembre, lors de la dernière session plénière. L’enjeu est de taille. Il s’agit, ni plus ni moins, de montrer le chemin aux Etats «pour qu’ils réévaluent à la hausse leurs engagements de réduction d’émissions en 2023», affirme le président de Climate Chance.

 

Un observatoire en création

Pour être plus persuasifs, les acteurs non étatiques doivent encore démontrer que leurs mesures portent leurs fruits. Ce qui n’est pas une mince affaire. «Nous allons nous appuyer sur un observatoire qui publiera un rapport annuel dès septembre 2018», annonce l’organisateur du Sommet. Sur le modèle de l’indicateur ‘America’s pledge’, développé par l’ancien maire de New-York Michael Bloomberg, ce méta-rapport comportera un volet quantitatif par secteur, un volet qualitatif, une approche territoriale, un chapitre sur les financements et un autre sur le développement lié au climat. Le temps presse. «Il faut que l’on prouve les potentiels d’action au plus tard en 2020», conclut Ronan Dantec.

 

 

 



[1] Un Sommet annoncé par le président français lors du dernier G20

 



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