Affichage environnemental: «Il ne faut pas s’arrêter au volontariat»

Le 12 juin 2013 par Stéphanie Senet
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A quand la généralisation?
A quand la généralisation?
© Hop-Cube

C’est un bilan plutôt négatif de l’affichage environnemental en version volontaire qu’ont tiré, ce 12 juin, plusieurs associations, experts et représentants de la grande distribution, lors d’une table ronde organisée par la commission du développement durable du Sénat. Ils préconisent au contraire un dispositif généralisé et harmonisé.

Petit flash-back. En 2007, il y a déjà 6 ans, le Grenelle de l’environnement conclut à une généralisation de l’affichage environnemental. Les parlementaires réduisent ensuite cette obligation à une seule expérimentation d’un an, sur le mode volontaire.

Alors que le gouvernement doit remettre, cet été, son rapport sur ce test mené grandeur nature auprès de 168 entreprises de secteurs différents (alimentaire, soins et hygiène, textile, papier, équipement) (voir JDLE), les voix s’élèvent pour dire qu’il faut aller plus loin et plus vite.

A commencer par Gaël Virlouvet, responsable Economie de France Nature Environnement (FNE). «A l’heure où la consommation est responsable des deux tiers de notre impact sur l’environnement, l’affichage environnemental comporte de nombreux avantages. Il sensibilise les acteurs et renforce le lien de confiance avec les consommateurs. Mais 6 ans après le Grenelle, il est temps de passer à la généralisation et ne pas attendre 2020. Il ne faut pas s’arrêter au volontariat qui va placer la France en retard par rapport à ses voisins européens alors qu’elle avait justement pris de l’avance sur le sujet», déclare-t-il.

L’association de consommateurs UFC Que Choisir critique aussi le seul système déclaratif. «On connaît déjà ses écueils, comme les ont montrés les marques CE, qui n’est pas un label de qualité, ou Point vert, qui ne signifie pas que le produit est recyclé, contrairement à ce que tout le monde pense», assure Joël Dufour.

Même le commissaire général au développement durable, Jean-Paul Albertini, prévient que le rapport que préparent ses services pour le compte du gouvernement occasionnera peut-être quelques frustrations. «Etant donné que le précédent gouvernement a choisi la liberté sur les produits et sur la façon d’afficher les informations environnementales, nous avons une grande variété de solutions, qui empêche toute analyse statistique

Enfin, la grande distribution se déclare elle aussi favorable à une uniformisation de l’affichage, «pour permettre au consommateur de comparer réellement les produits et aux fabricants de les valoriser». «Quand les systèmes de mesure sont totalement différents, c’est impossible», précise Marc Vonnesson, du groupe Casino, qui représente la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD).

C’est finalement à la plate-forme Afnor-Ademe qu’il revient la lourde tâche de développer au plus vite les bases de données environnementales, par famille de produit.

 



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