ADN de cheval dans la viande de boeuf et risques liés au phénylbutazone : publication des résultats de l'évaluation de l'Efsa et du plan de contrôle de la Commission

Le 25 avril 2013 par Foodsafety Vigilance
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Publié le 18/04/2013 par Laurine Arnaud

Substances indésirables > Contaminants

Dans un communiqué du 15 avril 2013, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) présente les résultats de son évaluation réalisée conjointement avec l’Agence européenne des médicaments (EMA), sur la présence illégale de résidus de phénylbutazone dans la viande de cheval. Parallèlement, le 16 avril 2013, la Commission européenne a annoncé la publication des résultats du programme coordonné de tests lancé à l'échelle de toute l'Union européenne, pour établir la présence d'ADN de cheval dans la viande boeuf et de phénylbutazone dans la viande chevaline.

L'évaluation conjointe de l'Efsa et de l'EMA a été menée sur demande de la Commission européenne à la suite du scandale de la viande de cheval et à la découverte de l’anti-inflammatoire phénylbutazone dans des carcasses de cheval introduites illégalement dans la chaîne alimentaire.
Dans cet avis, les deux agences concluent que la présence de cette substance dans de la viande de cheval est peu préoccupante pour le consommateur et recommandent une amélioration de la traçabilité et du contrôle des résidus de médicaments vétérinaires.
 
Concernant le programme coordonné de tests, celui-ci a été mis en place en février dernier, après publication de la recommandation de la Commission européenne n° 2013/99/UE relative à un plan de contrôle coordonné en vue d’établir la prévalence de pratiques frauduleuses dans la commercialisation de certains produits alimentaires. Cette recommandation prévoyait notamment la réalisation, sur un mois, d'un programme de tests destinés à détecter la présence d'ADN de cheval dans la viande de boeuf et de phénylbutazone dans la viande chevaline. 
Les résultats qui viennent d'être publiés montrent que moins de 5% des produits analysés contenaient de l'ADN de cheval et que 0,5 % environ des carcasses de cheval analysées contenaient des résidus de phénylbutazone.
Au regard de ces résultats, la Commission conclut qu'il s'agit bien "d'un problème de fraude alimentaire et pas de sécurité alimentaire" et annonce qu'une proposition de texte est en cours de préparation pour réviser le cadre législatif de la chaine alimentaire dans l'UE. 
Cette proposition comprendrait des dispositions "visant à renforcer les contrôles officiels et à fournir une base juridique pour appliquer des sanctions financières dissuasives envers les fraudeurs du secteur des produits alimentaires". Elle ferait partie du "Paquet santé des animaux et des végétaux".
 
Pour rappel, au niveau national, le Gouvernement français a mis en place, mi-février 2013, un plan d'actions afin de restaurer la confiance des consommateurs et prévenir le renouvellement des fraudes. Ce dernier comprend notamment la mise sous surveillance des filières viande et poisson et l’amélioration des contrôles qualité, de la traçabilité et de l’étiquetage dans les filières viande.
 
Sources : 
- Communiqué de l'Efsa, "Les agences de l’UE considèrent la phénylbutazone détectée dans de la viande cheval comme peu préoccupante pour les consommateurs; elles recommandent une amélioration de la traçabilité et du contrôle des résidus de médicaments vétérinaires", 15 avril 2013 ;
- Communiqué de la Commission européenne, "La Commission européenne publie les résultats des tests sur l'ADN de cheval et la phénylbutazone: la sécurité alimentaire n’est pas menacée mais, à l'avenir, des sanctions plus lourdes frapperont la fraude aux étiquettes", 16 avril 2013.
 
 
 


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