Acrylamide: MacDo et Heinz poursuivis en Californie

Le 30 août 2005 par Claire Avignon
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frites
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La Californie va poursuivre 9 fabricants de frites et de chips car ils n'indiquent pas sur leurs emballages qu'un des composants de leurs produits, l'acrylamide, est cancérogène.

Selon le procureur général Bill Lockyer, 9 entreprises n'ont pas respecté la «Proposition 65» qui liste 750 substances considérées comme cancérogènes ou reprotoxiques et dont fait partie l'acrylamide. Cette proposition exige qu'«un avertissement clair et raisonnable» soit ajouté sur les produits par les industriels. Burger King, KFC, McDonald's et Wendy's n'auraient pas respecté la réglementation pour leurs frites, ainsi que Cape cod potato, Pepsico (marque Lay's), Heinz, Kettle foods, Procter et Gamble (marque Pringles) pour leurs chips. La plainte du procureur général s'ajoute à 3 autres actions judiciaires. En 2002, le Comité pour l'éducation et la recherche sur les toxiques (Cert) a attaqué sur le même sujet Burger King et MacDonald's devant la cour supérieure du comté de Los Angeles. Puis, le 3 août 2003, c'est Environmental world watch qui a mené l'affaire devant les tribunaux, suivi par Environmental law foundation, le 25 août dernier. «Le procureur général va demander à ce que les procès en instance soient assignés au même juge», indique le communiqué de presse de Bill Lockyer. D'ailleurs, les 9 sociétés assignées l'ont été, non parce que leurs aliments contiennent davantage d'acrylamide que ceux des autres producteurs de frites et de chips, mais parce qu'elles sont déjà poursuivies en justice.

Reconnue depuis longtemps comme une substance reprotoxique et cancérogène, l'utilisation d'acrylamide est réglementée, notamment dans l'industrie du papier et pétrolière. Cependant, en 2002, une étude suédoise a montré que cette molécule peut être décelée dans certaines denrées alimentaires dont la cuisson est supérieure à 120°C, notamment dans le cas des aliments frits. En mars 2005, un comité d'experts de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (dont l'acronyme anglais est FAO) et de l'Organisation mondiale pour la santé (OMS) a estimé que l'acrylamide «peut devenir un problème de santé publique» et «préconise des efforts prolongés pour le réduire dans l'alimentation».

Aujourd'hui, les scientifiques n'ont pas encore prouvé que les doses auxquelles sont exposées les personnes ont un impact sanitaire. Toutefois, une étude de l'Office of environmental health hazard assessment (OEHHA) de Californie a estimé que les consommateurs de frites ingèrent un taux d'acrylamide 125 fois plus grand que le taux minimum à partir duquel un avertissement devient obligatoire (0,2 microgramme par jour) et les consommateurs de chips 75 fois trop élevé.




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