Aciérie ILVA: la Commission hausse le ton contre l’Italie

Le 16 octobre 2014 par Romain Loury
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L'usine d'Ilva, à Tarente
L'usine d'Ilva, à Tarente

Plus grand site sidérurgique d’Europe, l’usine ILVA est à l’origine de graves problèmes de pollution à Tarente (Pouilles). Après deux mises en demeure, la Commission européenne a adressé jeudi 16 octobre un avis motivé à l’Italie, nouvelle étape avant la Cour de justice de l’Union européenne.

Malgré les avertissements de la Commission (deux lettres de mise en demeure, en septembre 2013 et avril 2014), l’Italie peine manifestement à mettre l’aciérie en conformité avec la directive sur les émissions industrielles du 24 novembre 2010. Certes, «quelques insuffisances» ont été palliées, mais le problème demeure: l’usine est toujours aussi polluante.

Parmi les irrégularités notées par la Commission, «le non-respect des conditions fixées dans les autorisations, une gestion inadéquate des sous-produits et des déchets et une protection et une surveillance insuffisantes des sols et des eaux souterraines».

«Des tests ont révélé l’existence d’une forte pollution de l’air, des sols et des eaux de surface et souterraines sur le site d'ILVA et dans les environs de la ville de Tarente. La contamination d'un quartier de la ville en particulier, Tamburi, est imputable aux émissions de l’aciérie», ajoute la Commission.

Selon des études épidémiologiques menées dans la région de Tarente, la population présente une surmortalité comprise entre 10% et 15%, notamment en raison d’un rejet élevé de dioxines.

Fin juillet 2012, une partie de l’usine avait été mise sous séquestre judiciaire, le propriétaire d’alors, Riva Acciaio Spa., étant accusé d’avoir entraîné un désastre environnemental dans cette ville portuaire. Suite à la mort à l’âge de 88 ans d’Emilio Riva, roi de l’acier italien, en avril dernier, Arcelor Mittal songe à reprendre le site.

Selon la presse italienne, le coût de la mise aux normes environnementales du site de Tarente pourrait flirter avec les 2 milliards d’euros.



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