Accord volontaire entre l’Indonésie et l’Europe contre le bois illégal

Le 05 mai 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
En marge du sommet commercial UE-Anase[1] qui se tient aujourd’hui 5 mai à Jakarta (Indonésie), un accord volontaire a été signé entre l’Union européenne et l’Indonésie pour lutter contre le commerce de bois issu de coupes illégales.
 
Après le Congo et le Cameroun en Afrique (dans le JDLE), l’Europe continue d’encourager la réduction de la déforestation dans les pays abritant de vastes forêts primaires, dans le cadre du plan d'action «Flegt» (relatif à l'application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux).
 
L’Indonésie en fait partie. Le grand archipel abrite le troisième bassin forestier mondial. Mais sa surface boisée a fortement diminué notamment à cause des plantations de palmiers à huile. Fin mai 2010, la Norvège a signé un accord bilatéral avec l’Indonésie aux termes duquel le royaume scandinave s’engage à prélever un milliard de dollars (674,28 millions d’euros) sur ses revenus pétroliers pour financer la lutte contre la déforestation de l’Indonésie. En contrepartie, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono s’est engagé à décréter un moratoire de deux ans sur la destruction des forêts, et par conséquent sur la création de nouvelles parcelles de plantations destructrices de forêts (dans le JDLE).
 
Mais la lutte contre la déforestation ne s’arrête pas là. L’accord de partenariat volontaire qui vient d’être signé prévoit de certifier comme légales toutes les livraisons de bois en provenance de l'Indonésie vers l'UE, et ce d’ici mars 2013.
Le bois illégal représentait jusqu'à récemment environ 50% du bois exporté d'Indonésie et 20% des produits forestiers importés par l'UE, rapporte l’AFP le 4 mai.
 
Le commissaire européen au commerce, Karel de Gucht, s’est félicité de cette avancée, soulignant que «l'Indonésie est de loin le plus important exportateur de bois à conclure un tel accord avec l'UE»[2].
 
Pour mémoire, à compter du 3 mars 2013, les opérateurs de l'UE qui vendent, pour la première fois sur le marché de l'UE, du bois et des produits dérivés devront en connaître l'origine, selon un règlement entré en vigueur début décembre dernier (dans le JDLE). Les opérateurs devront ainsi prendre des mesures pour s'assurer que le bois a été récolté conformément à la législation applicable dans le pays de récolte. Tout au long de la chaîne d'approvisionnement au sein de l'UE, les commerçants dans le secteur du bois et des produits dérivés devront tenir un registre de leurs fournisseurs et de leurs clients. En cas d’infraction, ce sont les Etats membres qui devront appliquer des sanctions aux opérateurs.
 
Un large éventail de bois et produits du bois sont concernés par ces nouvelles règles, notamment les produits en bois massif, le contreplaqué et les panneaux de bois, les meubles, la pâte et le papier.


[1] l’Association des nations de l’Asie du Sud-est réunit le Brunei Darussalam, la Birmanie/Myanmar, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Viet Nam
[2] L'UE importe pour 1,2 milliard $ (809,143 millions €) de bois et de papier d'Indonésie, soit 15% des exportations de ce pays dans ce secteur.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus