Accord sur le climat: une coopération plus qu’une négociation

Le 25 mai 2009 par Sonia Pignet
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A l’occasion de la présentation de la seconde réunion préparatoire du Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat (MEF) qui se tiendra à Paris les 25 et 26 mai, Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner ont précisé leurs attentes sur les discussions internationales en cours en vue d’un accord sur le climat à Copenhague. Cette réunion, qui réunit 17 Etats (1) représentant 80% de la consommation énergétique mondiale et 80% des émissions de gaz à effet de serre (GES), doit porter «sur les actions et objectifs de réduction des émissions de GES, la diffusion des technologies propres, le financement des activités pour la protection du climat et l’adaptation aux impacts du changement climatique», explique le Meeddat dans un communiqué.

Selon le 4e rapport du GIEC, pour ne pas dépasser la barre irréversible des 2°C d’augmentation, une réduction des émissions de GES de 25 à 40% est nécessaire d’ici 2020. Pour cela, les pays les plus émetteurs doivent se fixer des objectifs ambitieux. Ce n’est pas une négociation de type OMC, avec des accords donnant-donnant, mais bien «une coopération, pour établir comment chaque pays s’engage», a rappelé Jean-Louis Borloo. Lors de cette seconde réunion préparatoire du MEF, «la France et l’Union européenne en profiteront pour rappeler leur volonté de trouver un accord sur un objectif de réduction d’au moins 50% d’ici 2050 par rapport à 1990», précise le communiqué du Meeddat.

Les deux ministres ont insisté sur l’importance du sommet de Copenhague: «C’est le rendez-vous de l’humanité», a déclaré Jean-Louis Borloo. Quelle organisation des Nations unies? Quelle voix pour les pays d’Afrique ? Quelle date de référence pour les engagements chiffrés de réduction des GES? Faut-il, et si oui comment, déclarer des engagements évaluables, contraignants et sanctionnables comme l’a fait l’Union européenne, sans mettre en cause l’indépendance des pays? Et bien sûr: quels efforts de réduction sont prêts à consentir les Etats? Autant de questions auxquelles il faudra répondre dans les mois à venir pour aboutir à un texte en décembre prochain. «Il faut apporter des réponses au désespoir des pays pauvres, proposer de l’énergie renouvelable aux Africains», a indiqué le ministre en charge de l’environnement, rappelant qu’il faudrait 20 milliards d’euros par an pendant 20 ans pour aider l’Afrique à atteindre une autonomie énergétique grâce aux énergies renouvelables.

(1) Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Danemark (en qualité de président de la conférence de Copenhague), Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie et Union européenne (présidence tchèque, suédoise et Commission). Les Nations unies sont également invitées à participer.


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