Accord américano-canadien sur le méthane

Le 11 mars 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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20 ans qu'un premier ministre du Canada n'était venu à Washington.
20 ans qu'un premier ministre du Canada n'était venu à Washington.
Gouvernement du Canada

Washington et Ottawa renforcent leur coopération climatique.

20 ans qu’un Premier ministre du Canada ne s’était pas rendu en visite d’Etat aux Etats-Unis. L’oubli est réparé. Jeudi 10 mars, Justin Trudeau a été reçu avec les honneurs à Washington par Barack Obama. Une fois n’est pas coutume, à la Maison blanche, c’est essentiellement de lutte contre le changement climatique qu’il a été question.

Les deux gouvernements vont tenter de signer ensemble l’accord de Paris. Sur les deux rives des grands lacs, on va aussi améliorer les marchés des quotas d’émission. Washington et Ottawa entendent notamment réduire les «risques de double comptage des réductions d’émission». Les provinces canadiennes du Québec et de l’Ontario participent au marché californien de quotas d’émission, la Western Climate Initiative (WCI).

Méthane, quotas et Arctique

Les deux producteurs d’hydrocarbures vont aussi adopter de nouvelles normes grâce auxquelles ils espèrent réduire les émissions fugitives de méthane (puissant gaz à effet de serre, GES) de 40 à 45%, entre 2012 et 2025. Pour ce faire, le Canada devrait peu ou prou reprendre à son compte les obligations de reporting d’émissions par les producteurs et les bonnes pratiques édictées par l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA). Les pétroliers américains et canadiens devront aussi adhérer à une initiative de la Banque mondiale qui vise à interdire, d’ici 2030, le torchage de gaz naturel (majoritairement composé de méthane) associé à la production de brut.

Ottawa et Washington confirment qu’ils souhaitent toujours amender le protocole de Montréal (sur la couche d’ozone) pour interdire au plus vite l’utilisation des hydrofluorocarbures. Nouveauté: les deux capitales fourniront une aide financière aux pays en développement pour les aider à se débarrasser de ces très puissants GES.

Les deux dirigeants ont annoncé la création prochaine d’une «norme de classe mondiale» destinée à réduire l’impact environnemental des activités commerciales menées dans l’Arctique: navigation, pêche, exploration et exploitation des ressources pétrolières et gazières.



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