Accident nucléaire: l’ASN présente sa nouvelle doctrine

Le 10 décembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pierre-Franck Chevet est le nouveau président de l'ASN.
Pierre-Franck Chevet est le nouveau président de l'ASN.
Assemblée nationale

Dans une relative discrétion, l’Autorité de sûreté nucléaire vient de publier sa doctrine de gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire. Une bible qui servira à rédiger les plans locaux de protection des populations, explique le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet.

L’ASN, que vous présidez depuis quelques semaines, vient de publier des «éléments de doctrine pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire». De quoi s’agit-il?

Il s’agit du fruit de 7 ans de réflexion. En 2005, le gouvernement avait demandé à la Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection –l’ancêtre de l’ASN- de réfléchir à la gestion de la situation résultant d’un accident nucléaire. Dans ce but, nous avons créé un comité ad hoc «ouvert» qui a réuni plusieurs centaines d’experts et parties prenantes français et étrangers. Nous avons notamment écouté attentivement les témoignages de nos confrères biélorusses et ukrainiens qui ont eu à gérer des crises comparables. C’est la synthèse de tous ces travaux qui constitue ces éléments de doctrine pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire. Je parle bien d’une doctrine, en aucun cas d’un plan déjà prêt qu’il s’agirait d’appliquer.

 

La différence?

Nous avons produit le socle de la gestion du post-accidentel pour le moyen et le long terme. Mais chaque crise est spécifique et le plan d’action doit maintenant être adapté au site considéré et à son environnement. Donc, plutôt que de concevoir un nouveau plan Orsec dans des bureaux parisiens, nous estimons indispensable de commencer par sensibiliser et impliquer tous les acteurs de la gestion de crise aux effets d’un accident potentiel.

 

De quelle façon?

D’abord, en leur rappelant qu’un accident nucléaire est possible en France. Ensuite, en leur présentant la doctrine qui fait d’eux des acteurs de la gestion de cette crise. Par exemple, on ne sécurisera pas l’alimentation en eau potable de territoires contaminés sans les professionnels de l’adduction d’eau. Même remarque pour les secteurs de l’alimentation ou du transport de personnes. C’est avec tous ces professionnels, les élus locaux, les Clis, les ONG que nous construirons des plans de protection des populations adaptés à chaque situation. Ce travail devra être collaboratif pour être efficace et pertinent.

 

Globalement, que dit cette doctrine?

Elle définit, d’abord, les différentes phases de l’accident, ce que doivent être les priorités des parties prenantes. Elle indique ensuite les actions à mettre en œuvre à la sortie de la phase d’urgence et pour gérer les périodes de transition et de long terme. Les deux enjeux majeurs étant la protection des populations et la capacité à engager un projet de territoire à l’issue de la crise.



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