Accident industriel: l’Ineris évalue les risques sur l’environnement

Le 09 juin 2015 par Stéphanie Senet
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La rupture d'une canalisation a provoqué, en août 2009, une fuite d'hydrocarbures dans la plaine de la Crau
La rupture d'une canalisation a provoqué, en août 2009, une fuite d'hydrocarbures dans la plaine de la Crau

Pour compenser l’absence de cadre réglementaire, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques a développé une méthode d’évaluation des conséquences environnementales d’un accident majeur.

 

Fuite de pétrole dans l’estuaire de la Gironde en janvier 2007, pollution de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) en mars 2008 ou rupture d’un oléoduc dans la plaine de Crau en août 2009… Dans 30% des cas, un accident industriel provoque des dommages sur l’environnement, selon le Bureau d’analyse des risques et pollutions industriels (Barpi) du ministère de l’écologie, qui se base sur 20.000 accidents produits en France entre 1992 et 2013 (base Aria).

L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) a donc pris l’initiative d’élaborer un outil d’évaluation des risques sur l’environnement d’un potentiel accident touchant une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Jusqu’à présent, les exploitants se sont en effet concentrés sur les risques humains, liés à la sécurité et la santé publiques.

 

A chaque scénario son score de gravité

 

Publiée ce 9 juin, cette méthode se base sur deux éléments-clés: l’évaluation qualitative des scénarios d’accident (en fonction des substances dangereuses, de leurs modes de transfert, des événements déclencheurs et des éléments pouvant être affectés) et l’élaboration d’un score de gravité environnementale (atteinte des écosystèmes et dégradation des ressources naturelles sur une échelle de 1 à 25).

Pour calculer cet indice, l’Ineris a basé son outil sur la dangerosité des substances rejetées, sur le niveau de protection des écosystèmes et sur l’indisponibilité des ressources au niveau sanitaire, indépendamment de toute question de coût. Il ne s’agit donc pas d’évaluer, a posteriori, les conséquences d’un accident sur l’environnement, mais au contraire d’anticiper leur potentielle gravité.

«L’objectif est d’évaluer cet outil dans le courant de l’année, avec des études de cas concrètes élaborées avec des exploitants», explique au JDLE Christophe Duval, ingénieur à la direction des risques accidentels de l’Ineris. Au total, 40.000 ICPE soumises à autorisation sont concernées dans l’Hexagone.



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