Accident industriel: l’expertise et les prélèvements sont renforcés

Le 28 août 2014 par Stéphanie Senet
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L'accident de Lubrizol, en janvier 2013, a obligé les pouvoirs publics à revoir la prévention des risques industriels
L'accident de Lubrizol, en janvier 2013, a obligé les pouvoirs publics à revoir la prévention des risques industriels
©France 3

Tirant les leçons de la fuite de mercaptan survenue à l’usine chimique rouennaise Lubrizol, en janvier 2013, le ministère de l’écologie a décidé de créer une nouvelle instance d’expertise pour prévenir les accidents touchant les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).

Ce réseau de conseil interprofessionnel, appelé Usinaid, permettra à tout exploitant ainsi qu’aux préfets de solliciter les avis d’experts industriels indépendants, selon l’instruction ministérielle mise en ligne le 25 août.

 

L’Union des industries chimiques (UIC) a d’ores et déjà annoncé qu’elle participerait à l’expérimentation de ce réseau, et le ministère invite les autres fédérations professionnelles à la rejoindre au plus vite. Celles-ci devraient expérimenter le nouveau dispositif pendant au moins 6 mois, dans le cadre des exercices de gestion de crise menés au niveau local et national, puis transmettre leurs conclusions pour optimiser son fonctionnement. «L’objectif est de rendre opérationnel le réseau Usinaid courant 2015», précise le ministère, qui ajoute qu’il fera l’objet d’une convention officielle avec les fédérations professionnelles volontaires.

 

Ce réseau d’expertise s’ajoute aux instances déjà mises à disposition des préfets, à savoir les pôles inter-régionaux, spécialisés dans les risques accidentels, des directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), le réseau Radart (Réseau national d’aide à la décision et d’appui face aux risques technologiques) ainsi que les cellules d’urgence (Casu) mises en place par l’Ineris[1].

 

L’accident de Lubrizol a conduit le ministère de l’écologie à prendre une autre mesure plus concrète. Il s’agit en effet de prélever et d’analyser systématiquement l’air environnant pendant le déroulement de l’accident. Ces prélèvements seront de la responsabilité de l’exploitant mais devront être réalisés par des laboratoires indépendants pour les établissements classés Seveso seuil haut. Deux associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air (Air Rhône-Alpes et Air Normand) se sont d’ailleurs portées volontaires pour tester un dispositif destiné aux industriels de leur territoire.



[1] Institut national de l’environnement industriel et des risques

 



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