Accélérer les projets d’électricité renouvelable ? Chiche

Le 24 novembre 2017 par Olivier Descamps
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Pour doper l'offre, Enerplan demande une augmentation des seuils au-delà desquels les porteurs de projet doivent en passer par un appel d'offres
Pour doper l'offre, Enerplan demande une augmentation des seuils au-delà desquels les porteurs de projet doivent en passer par un appel d'offres
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Si les professionnels de l’éolien et du solaire saluent le souhait du gouvernement de libérer les énergies renouvelables, ils attendent davantage de concret. Et font des propositions.

Le message a été entendu. Depuis l’annonce du report de l’objectif de limiter à 50 % la part du nucléaire dans le mix électrique français à 2030 voire 2035, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot répète à l’envi qu’il ne faut plus se focaliser sur les dates, mais accélérer sur les renouvelables. Une à une, les filières lui répondent avec des propositions concrètes. Comme France énergie éolienne, le Syndicat des énergies renouvelables se félicite en particulier des propos tenus au Havre par, mais rappelle la nécessité de définir au plus vite « un calendrier d’appels d’offres précis et ambitieux pour l’éolien en mer et pour l’hydrolien ». Les deux organismes attendent par ailleurs avec impatience des mesures concrètes sur l’éolien terrestre qui ont été promises pour janvier.

Revoir les appels d’offres

De son côté, le représentant de l’industrie solaire Enerplan réclame de toute urgence de nouvelles mesures de simplifications. « Nous sommes toujours sur un marché atone », regrette Richard Loyen. Le délégué général de l’association qui a tenu son assemblée générale jeudi 23 novembre veut entre autres choses un relèvement du seuil à partir duquel les porteurs de projets photovoltaïques sont obligés de répondre à un appel d’offres. Il est aujourd’hui de 100 kW, ce qui selon lui « n’a pas sens pour des dossiers qui génèrent des chiffres d’affaires de 10 000 € par an ».

Enerplan aimerait voir le chiffre passer à 1 MW… Au risque de connaître une explosion du nombre de projets et de créer une bulle comme ce fut le cas avant le moratoire de 2010 ? Impossible, si l’on en croit les professionnels compte tenu des mécanismes de soutien tarifaire beaucoup mieux dimensionnés aujourd’hui. « On ne va pas atteindre les objectifs 2018 de la programmation pluriannuelle de l’énergie. On n’en est plus à maîtriser les opérations. Il faut au contraire créer des dynamiques », souligne-t-il, rappelant au passage que des projets éoliens de 18 MW peuvent voir le jour sans appel d’offres.

Faire deux fois plus

Le syndicat estime par ailleurs qu’une feuille de route ambitieuse doit être adoptée et avance des chiffres. On pourrait passer selon lui de 2 % d’électricité solaire aujourd’hui à 10 % en 2028 puis à 15 ou 20 % en 2035. Il propose pour cela que l’on régionalise une partie des aides pour que les grands projets ne se cantonnent pas au sud de la France, que l’on double le volume des appels d’offres et surtout qu’on les rende plus opérationnels. Certaines entreprises ont encore trop tendance à y répondre en proposant des prix très bas et en pariant sur des coûts à la baisse… Quitte à mettre plusieurs années à construire leur installation. Imposer un délai de deux ans permettrait sans doute de casser cette dynamique spéculative.



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