Abeilles et pollinisation : nouvelles études canadiennes

Le 06 septembre 2010 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Pas moins de 19 nouvelles espèces d’abeilles ont été découvertes à Toronto (Canada) par un doctorant de l’Université de York. Ces résultats, publiés dans le magasine Zootaxa le 31 août dernier, devraient permettre aux scientifiques de mieux étudier la diversité et l’évolution du comportement social de ces insectes et d’approfondir leur compréhension de la pollinisation.

L’étude de Jason Gibbs apporte des éclairages en particulier sur une nouvelle abeille de la famille des Halictidae (sweat bees en anglais, car elles sont attirées par la transpiration humaine), qui malgré leur nombre et l’important rôle qu’elles jouent dans la pollinisation restent très difficiles à étudier. Le scientifique a appelé sa découverte Lasioglossum Ephialtum (du grec cauchemar) car leur morphologie est un véritable casse-tête de ressemblance avec d’autres abeilles. Autre espèce révélée, l’ « abeille-coucou » (cuckoo sweat bee) ainsi nommée car comme l’oiseau, elle ne construit pas son nid, ni ne va chercher sa nourriture, mais les vole aux autres, à l’aide de ses mandibules faites pour se battre.

 « Il est important d’identifier ces abeilles car si nous ne savons pas quelles espèces nous entourent, nous ne saurons pas non plus lesquelles nous perdons », précise le chercheur.

Cette bonne nouvelle fait place à une mauvaise. Le déclin des populations d’abeilles continue de préoccuper les scientifiques et la société civile, qui craignent parallèlement le déclin de la pollinisation (dans le JDLE  et ici). « Le changement climatique pourrait contribuer à cette perte », estime James Thomson, scientifique du département Ecologie et biologie évolutionnaire de l’Université de Toronto. « Il y a de plus en plus de décalage (mauvaise synchronisation ndlr) entre le moment où les fleurs s’ouvrent et celui où les abeilles émergent de l’hibernation », explique-t-il. Le chercheur a étudié pendant 17 ans la flore des montagnes du Colorado, non traitée aux pesticides, et a remarqué malgré tout un déclin progressif de la pollinisation à travers les années. Son étude a été publiée le 6 septembre dans la revue scientifique « Philosophical Transactions of the Royal Society B ».



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus