Abattoirs: 20 mesures pour le bien-être animal

Le 06 avril 2016 par Marine Jobert
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Les poussins mâles sont broyés et asphyxiés à peine sortis de l'oeuf.
Les poussins mâles sont broyés et asphyxiés à peine sortis de l'oeuf.

Après la diffusion de plusieurs vidéos exposant des pratiques cruelles dans des abattoirs français, Stéphane Le Foll vient d’annoncer un plan pour le bien-être animal. Quelques nouveautés, mais surtout des rappels au respect de règles déjà existantes.

Confronté à l’émoi de l’opinion publique et à l’embarras de la filière après la diffusion de plusieurs vidéos montrant des traitements cruels dans des abattoirs, le ministre de l’agriculture a annoncé mardi 5 avril un plan ‘bien-être animal’ (BEA). Vingt actions sont déclinées, certaines se contentant d’appeler au respect des règles quand d’autres font montre d’innovation.

Référent protégé

Ainsi de la création d’un centre national de référence sur le bien-être animal, ayant pour mission d'apporter un appui scientifique et technique à l'ensemble des acteurs, notamment aux éleveurs. La désignation d’un référent ‘bien-être animal’ devrait être généralisée dans tous les abattoirs, avec un statut de salarié protégé. Une mesure qui pourrait être insérée dans la future Loi Sapin II, qui sera débattue cet été. Un délit de maltraitance pourrait voir le jour dans le Code pénal, renforçant les sanctions contre ce qui n’est encore puni que par des amendes.

Manque de moyens

Des mesures qui se heurtent à des problèmes de moyens financiers: «Le ministre a reconnu ne pas disposer des moyens budgétaires (évalués à 20 millions d’euros par an et 500 recrutements) pour assurer une inspection [permanente au poste d’abattage]», constate l’œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs, seule association autorisée officiellement à entrer dans lesdits abattoirs. En outre, beaucoup des mesures décrites par le ministère sont des appels au respect des règles et des bonnes pratiques.

En 2014, déjà…

Enfin, une méthode -aujourd’hui expérimentale- de sexage des embryons dans l’œuf fera l’objet d’un soutien public d’environ 4,3 M€. En 2014, l’association L214 diffusait une vidéo sur laquelle on voyait des poussins mâles à peine sortis de l’œuf asphyxiés dans des sacs poubelles ou broyés dans une vis sans fin (le couvoir incriminé a été condamné depuis). A l’époque, le ministère de l’agriculture déclarait déjà vouloir déployer une «stratégie ambitieuse en matière de bien-être animal». Il était notamment question détudier des alternatives à la mise à mort des poussins dans les couvoirs. Plus de 100 millions de poussins broyés plus tard, la question reste en suspens.

 



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