Abattoir du Vigan: la justice rend son verdict

Le 28 avril 2017 par Romain Loury
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Les abattoirs en pleine lumière
Les abattoirs en pleine lumière
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Le tribunal correctionnel d’Alès (Gard) a rendu son verdict vendredi 28 avril: huit mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende pour un ancien salarié de l’abattoir du Vigan, pour actes de cruauté envers les animaux.

Tournées en caméra cachée, des images révélées en février 2016 par l’association L214 avaient révélé des traitements cruels infligés aux animaux dans ce petit abattoir certifié bio, géré par la communauté de communes du Pays viganais. Des actes confinant au sadisme, et engendrant une grande souffrance chez les animaux.

Plusieurs associations, dont L214, la Société protectrice des animaux (SPA) et la Fondation 30 millions d’amis, s’étaient constituées partie civile, réclamant plusieurs dizaines de milliers d’euros de dommages et intérêts.

Fin mars, le procureur de la République d’Alès avait requis un an de prison avec sursis et 3.400 euros d’amende contre le principal prévenu, Marc S., 600 euros et 150 euros contre deux autres prévenus, ainsi que 6.000 euros contre la communauté de communes.

Un verdict allégé

Les peines annoncées vendredi 28 avril sont plus clémentes: huit mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende pour Marc S., qui se voit interdit d’exercer en abattoir pendant cinq ans. Le tribunal a notamment invoqué le jeune âge de l’accusé (24 ans), son absence de casier judiciaire et le caractère difficile de son métier. Il devra aussi verser 6.300 euros à dix associations parties civiles.

L’amende s’élève à 3.750 euros pour la communauté de communes. Quant aux deux autres prévenus, ils ont été relaxés, les faits reprochés étant touchés par la prescription –le tribunal n’ayant pu établir avec certitude la date des vidéos.

L’abattoir repris par une SCIC

En décembre 2016, la communauté de communes a décidé de se défaire de l’abattoir. Il sera repris, à partir de septembre, par une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) regroupant une cinquantaine d’éleveurs et des associations de consommateurs.

Suite à ce scandale de maltraitance en abattoir, qui a donné lieu à une commission d’enquête parlementaire, une proposition de loi relative au respect de l’animal en abattoir a vu le jour, qui obligerait les abattoirs à s’équiper de caméras à compter de janvier 2018. Adoptée le 12 janvier en première lecture à l’Assemblée nationale, elle est désormais dans les mains du Sénat.



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