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A86: Cofiroute et Airparif vont surveiller l'air

Le 13 juin 2005 par Claire Avignon
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Cofiroute, filiale du groupe Vinci, s'engage à surveiller la qualité de l'air aux abords du nouveau tronçon de l'A86, qui sera progressivement mis en service entre Versailles et Rueil-Malmaison, de 2007 à 2011. Une première en France.

Cofiroute (chiffre d'affaires de 862 millions d'euros en 2004) va financer un observatoire de la qualité de l'air au voisinage des trois tunnels qui vont être construits pour terminer l'A86. L'observatoire devrait fonctionner dès octobre 2007, au moment de la mise en service de l'autoroute. Sa gestion sera confiée à l'Association de surveillance de la qualité de l'air d'Ile-de-France, Airparif.

Il s'agit de respecter l'engagement de la société concessionnaire et de l'Etat au moment de l'enquête publique. «Cet observatoire crédibilise notre discours, explique Fabienne Laurenceau, chargée de communication pour Cofiroute. Au moment de l'étude d'impact, nous avons estimé qu'un tracé souterrain permettrait de réduire de 15% la circulation en surface, et donc améliorer la qualité de l'air des riverains. Il nous faut donc prouver que l'extraction de l'air des tunnels aura un faible impact environnemental.» Toutefois ce dispositif de surveillance ne devrait pas modifier les mesures prises lorsque les concentrations de polluants dépassent les limites réglementaires. «En effet, ce n'est pas Cofiroute mais l'Etat qui est chargé de mettre en place une politique de réduction de la vitesse pour lutter contre la pollution de l'air», indique Fabienne Laurenceau.

Du côté d'Airparif, l'intérêt est multiple. Grâce aux différentes campagnes de mesures financées par Cofiroute, l'association va pouvoir valider les résultats de ses modélisations numériques. En outre, des campagnes de mesures seront réalisées avant et après l'ouverture, afin de vérifier l'impact du nouveau tronçon. L'observatoire surveillera le dioxyde d'azote (NO2), le benzène, les particules fines d'un diamètre inférieur à 10 microns (PM10), et le monoxyde d'azote (CO). Deux techniques ont été retenues: des tubes à diffusion passive installés sur 75 sites permettront de réaliser des cartes précises des concentrations moyennes du NO2 et du benzène. D'autre part, un suivi heure par heure, voire quart d'heure par quart d'heure, sera accompli par des laboratoires mobiles, installés notamment au voisinage de chacun des six extracteurs. L'ozone, qui n'est pas directement émis par le trafic routier, ainsi que le dioxyde de soufre (SO2) et le plomb dont les taux sont désormais inférieurs aux valeurs limites, ne seront pas mesurés.

Cet observatoire, qui a demandé un effort financier important pour Cofiroute, ne sera pas forcément généralisé. «Tout dépend de la configuration de l'ouvrage, estime Fabienne Laurenceau. Une surveillance aussi complète a surtout un intérêt pour les autoroutes urbaines et péri-urbaines.»




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