A45: les exécutifs attaquent l’annulation devant le Conseil d’Etat

Le 07 janvier 2019 par Marine Jobert
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Remettre en selle l'A45?
Remettre en selle l'A45?
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Ils n’ont pas digéré le veto de Paris: la région, la Loire et la ville de Saint-Etienne n’abandonnent pas l’espoir de voir doublée et sécurisée l’autoroute A47. Ils vont devant le Conseil d’Etat pour contester l’abandon du projet.

Iront-ils jusqu’au referendum? Laurent Wauquiez, Georges Ziegler et Gaël Perdriau privilégient pour l’heure la voie judiciaire pour tenter de ranimer l’A45 qu’Elisabeth Borne a envoyé ad patres courant octobre 2018. Car l’enterrement de ce projet de 2x2 voies sur 45 kilomètres entre Lyon et Saint-Etienne pour 1,2 milliard d’euros, annoncé par voie de presse, ne passe pas. Les présidents de la région Auvergne Rhône-Alpes, du département de la Loire et de Saint-Etienne Métropole, après avoir déposé dans la foulée de l’abandon un recours hiérarchique et gracieux auprès du Premier ministre, ont annoncé fin décembre vouloir saisir le Conseil d’Etat.

DUP encore d’actualité

«La déclaration d’utilité publique, au terme de nombreux recours, ainsi que les délibérations des collectivités afférentes au projet sont désormais purgées des voies de recours. Les financements, y compris, semble-t-il, celui de l’Etat, sont entièrement en place. Enfin, le traité de concession dévolu à la société Vinci ne demande plus qu’à être signé», écrivent les présidents des trois exécutifs. En outre, la déclaration d’utilité publique ne sera pas échue avant 2020, ce qui laisse toute latitude à l’Etat pour remettre en selle le projet, veulent-ils croire.

500 ha agricoles bitumés

Dans leur viseur, les motifs soulevés par la ministre des transports, qu’ils jugent «tous irrecevables ou [ayant] déjà reçu une réponse au terme des procédures suivies –financement, environnement, agriculture, avis du Conseil d’orientation des infrastructures– et relèvent donc de l’erreur manifeste d’appréciation». Le comité d’orientation des infrastructures (COI) avait estimé trop importants les impacts environnementaux de cette infrastructure. Le bitume aurait englouti 500 hectares de terres agricoles et de vergers. Le COI pointait également l’incapacité du réseau lyonnais à absorber ce surplus de trafic annoncé. Enfin, le taux de subventionnement de ce projet aurait été trop important pour une autoroute concédée. Les trois collectivités à la manœuvre avaient mis 400 millions d’euros de côté pour ce projet, dans les cartons depuis plus de deux décennies.

 

 



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