A son tour, la Chine réduit les plastiques à usage unique

Le 20 janvier 2020 par Stéphanie Senet
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Les sacs en plastique devraient d'abord disparaître des plus grandes villes
Les sacs en plastique devraient d'abord disparaître des plus grandes villes
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Un an après l’Union européenne, Pékin a annoncé, le 19 janvier, un plan quinquennal de réduction d’un tiers de la consommation de plastiques.

 

Les sacs en plastique jetables sont visés au premier chef. Ils devront disparaître des grandes villes comme Pékin et Shanghai d’ici à la fin de l’année et dans toutes les communes d’ici à fin 2022. Une mesure prise par les autorités de la province du Hainan en février 2019. Les marchés alimentaires ont toutefois obtenu un report de l’interdiction à 2025, pour les sacs en plastique destinés à emballer les produits frais.

Les Chinois disent également au revoir aux pailles alimentaires, les restaurants ne pouvant plus en proposer dès la fin 2020, ainsi qu’à la vaisselle jetable pour la vente à emporter.  

30% de plastiques en moins en 5 ans

Selon le nouveau plan, l’ensemble des emballages non biodégradables devra être interdit d’ici à la fin 2022 dans les régions les plus peuplées. Objectif : la consommation globale de plastiques à usage unique devra fléchir de 30% d’ici à 2025.

Plaque tournante chinoise

Le plus grand fabricant de produits plastiques au monde a produit 210 millions de tonnes de déchets en 2017, selon la Banque mondiale. Un chiffre qui devrait bondir à 500 Mt en 2030. Les déchets plastiques, eux, représentent environ 60 Mt par an. Surtout, le fleuve chinois Yangtsé contribue le plus au monde au déversement de plastiques dans les océans, avec 330.000 t de déchets rejetés chaque année dans la mer de Chine orientale selon Jan van Ewijk, de la Fondation Ocean Cleanup.

A suivre…

«Si le plan paraît ambitieux, sa mise en place reste à démontrer. D’autant que le pays a décidé d’interdire la mise à disposition gratuite des sacs en plastique dès 2008 et que cette réglementation est loin d’être appliquée à la lettre», estime l’écologiste Ma Jun, à la tête de l’Institut des affaires publiques et environnementales (IPE), financé par des dons privés. Par ailleurs, un doute subsiste sur les grandes villes concernées par l’interdiction fin 2020, aucune liste n’ayant été diffusée.