A quoi pensent les jeunes formés à l'environnement?

Le 16 avril 2015 par Hélène Bouillon-Duparc
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Une situation un peu plus favorable que d'autres domaines
Une situation un peu plus favorable que d'autres domaines
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Dans un «quatre pages» de la collection «Le point sur», le Commissariat général au développement durable présente les premiers résultats d’une étude sur le ressenti des jeunes issus de formations environnementales et la qualité de leur insertion professionnelle(1).

L’enquête, réalisée en 2013 auprès de jeunes sortis du système éducatif en 2010, révèle que 72% des jeunes formés en environnement sont en situation d’emploi trois ans après, contre 69% de ceux issus d’autres formations. De plus, leur capacité d’insertion semble moins affectée par le contexte économique. En effet, alors que le taux d’emploi à trois ans des «sortants» de formations non environnementales chute de 7,7 points entre les générations 2004 et 2010, celui des jeunes formés en environnement accuse un recul plus modéré de 3,1 points.

Autre constat, le temps passé au chômage diminue de 10% pour les jeunes formés en environnement entre les périodes 2004-2007 et 2010-2013 alors qu’il augmente de 21% pour les autres. Notons toutefois que la précarité des emplois gagne davantage les jeunes formés en environnement (7,7 points d’emplois à durée déterminés après trois ans contre + 4 pour ceux des autres formations).

Quand on les interroge sur leur insertion professionnelle et leur ressenti par rapport à leur formation, 4 catégories se distinguent parmi les jeunes formés en environnement.

Tout d’abord, les jeunes qui ont connu une insertion professionnelle facilitée et portent un regard positif sur les débouchés offerts par leur formation. C’est le cas des jeunes formés dans les domaines de l’énergie (MDE, EnR) ou dans la prévention/réduction des pollutions, les jeunes de niveau Bac+2, les diplômés et les hommes.

Puis ceux qui ont connu une insertion plus difficile et expriment plus fréquemment une vision critique à l’égard de leur formation. C’est surtout le cas des femmes et des non diplômés.

Les jeunes issus de CAP/BEP ou formés en HSSE (hygiène, sécurité, santé, environnement) sont ceux qui présentent les indicateurs d’insertion les plus bas mais ils ne se montrent pas critiques vis-à-vis de leur formation.

Enfin, les jeunes issus de l’enseignement supérieur et ceux formés en gestion sociétale de l’environnement qui ont une opinion négative sur leur formation alors que leur insertion est équivalente, voire supérieure à la moyenne des formations environnementales.

Selon les auteurs du rapport, l’insertion ne suffit pas à elle seule à expliquer les formes de satisfaction ou de désillusion qu’expriment les enquêtés. Pour eux, les critiques formulées peuvent être autant le reflet d’un contexte économique difficile que l’illustration de l’inadéquation partielle entre l’offre proposée et les attentes du marché du travail.

 

  1. Ces premiers résultats seront approfondis dans un prochain rapport de la collection Etudes & Documents.


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