A peine T. Blair réélu, le nucléaire anglais revient

Le 10 mai 2005 par Enerpresse
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Le nucléaire, déjà largement évoqué lors de la campagne électorale britannique, n’aura pas attendu très longtemps le retour de Tony Blair au 10 Downing Street, pour occuper le devant de la scène.

Dès lundi, la presse outre-Manche se faisait l'écho d'un rapport particulièrement favorable au lancement d'un vaste programme nucléaire. Ce document, destiné aux responsables du tout nouveau ministère de la «Productivité, de l'Énergie et de l'Industrie»(DPEI), évoque ainsi la nécessité de rapidement construire des réacteurs au Royaume-Uni. Objectif principal de ce choix: permettre au pays de remplir les engagements pris par le Premier ministre en matière d'émissions de gaz à effet de serre dans la cadre du protocole de Kyoto, et au-delà... Mais sans s'attaquer aux «changements de conditions de vie»de ses concitoyens. Le rapport signale en effet que les politiques destinées à réduire drastiquement les rejets britanniques de CO2 (- 20%en 2010 et - 60% en 2050) n'ont quasiment aucune chance de parvenir au résultat attendu sans recours au nucléaire. Tony Blair avait déjà personnellement repris à son compte les pré-études qui circulent depuis des mois outre-Manche, appelant à «conserver l'option nucléaire ouverte».

Mais, cette fois, la presse britannique précise que ce choix, qui a également les faveurs du nouveau secrétaire d'État à l'Énergie, Alan Johnson, pourrait bien être présenté au Parlement avant l'été. Un expert du secteur, John Large, prédisant même que pas moins de 6 tranches seront annoncées dans les mois à venir. Un changement d'orientation -jusqu'alors, malgré une position de plus en plus favorable, Londres s'était abstenu d'aller plus loin dans son engagement nucléaire tout en participant aux projets internationaux- qui irait à l'encontre des positions de la responsable du portefeuille de l'Environnement, Margaret Beckett. Mais, comme l'indique le directeur général de l'énergie du nouveau DPEI, Joan MacNaughton, dans sa note adressée aux ministres, «il est en général plus facile de pousser un tel dossier controversé en début de législature». Afin d'argumenter la nécessité d'un choix rapide, le document évoque aussi la possibilité pour le Royaume-Uni de se trouver confronté à un risque de pénurie d'électricité à compter de 2008; plusieurs réacteurs nucléaires du parc anglais atteignant alors leur fin de vie.




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