À Paris, les événements devront être écoresponsables

Le 21 janvier 2016 par Yves Leers
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Paris Plage devra montrer l'exemple.
Paris Plage devra montrer l'exemple.
Sophie Robichon/Mairie de Paris

La ville de Paris a décidé se doter d'une «charte des événements écoresponsables». Ses prescriptions s'imposeront progressivement à tous les organisateurs de manifestations se déroulant sur l'espace public parisien, à partir de 2016, pour devenir obligatoires un an plus tard.

Présentée mercredi 20 janvier par Célia Blauel, adjointe chargée des questions relatives à l’environnement et au développement durable d'Anne Hidalgo, cette charte est un mode d'emploi pour réduire l'impact environnemental des événements, ce que la Ville a commencé à faire pour son compte. «2016 sera une année transitoire, la charte ayant d’abord un rôle informatif et pédagogique. Les organisateurs pourront demander conseil aux différents services de la Ville pour faire évoluer leurs méthodes et identifier les solutions durables les plus adaptées à leur manifestation», explique Célia Blauel. «Les principes fondamentaux de cette charte visent à limiter l’impact environnemental et comportemental de l’événement et à améliorer son insertion dans l’environnement local», poursuit l’élue écologiste.

DE L'AVAL A L'AMONT

Cette charte porte sur chaque étape d’un événement: de sa conception à son installation, en passant par son déroulement et son démontage. Outre les solutions techniques (matériaux, transports, énergie, eau, emballages, alimentation de préférence bio, déchets, réutilisation, économie circulaire…) inspirées de l’éco-conception, la charte a un rôle de sensibilisation et de pédagogie.

Son bénéfice, surtout dans une ville de la taille de Paris, est multiple dès lors qu’elle s’impose à tous et en premier lieu aux organisateurs d’événements et à leurs équipes qui devront s’interroger sur les impacts de leur manifestation. Ce qui facilitera l’instauration d’un cahier des charges précis pour tous leurs fournisseurs. Ces derniers se retourneront vers les fabricants pour refuser, par exemple, tout emballage plastique ou toute nourriture qui ne serait pas bio. Pensée en amont, la gestion de l’aval favorisera une bonne valorisation des déchets, voire leur prévention.

DU SPECTACLE A LA VIE QUOTIDIENNE

Enfin, spectateurs et participants seront, à leur tour, sensibilisés par ces bonnes pratiques qu’ils pourront reprendre dans leur vie quotidienne, comme l’a souligné Valérie Martin, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Si la question la plus difficile à résoudre est celle de l’énergie utilisée lors d’un spectacle, les organisateurs ont toujours la possibilité de consommer une électricité issue des énergies renouvelables.

De nombreuses villes, collectivités territoriales, organisateurs d'événement, festivals de musique, associations ont adopté ce type de charte ou de guide depuis une dizaine d'années, en lien avec l’Ademe qui avait rédigé alors une «charte européenne» inspirée de pratiques ayant cours au Danemark ou en Grande-Bretagne. En France, plus de 100.000 manifestations professionnelles, sportives et culturelles sont organisées chaque année.

 



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