A Paris, la recherche sur l’eau potable est publique

Le 11 mai 2011 par Célia Fontaine
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La mairie de Paris a inauguré aujourd’hui 11 mai «l’un des plus importants laboratoires publics de France dans le domaine de l’eau», à Ivry-sur-Seine (94). Sur le site se trouve également Aqua futura, une plate-forme scientifique et technologique sur l’eau.

A l’origine du projet, la volonté de reconvertir le terrain de 9 hectares laissé vacant suite à l’arrêt de la production d’eau potable de l’usine d’Ivry-sur-Seine en 2010. «En effet, avec la surproduction d’eau et la baisse de consommation à Paris, cette usine n’était plus nécessaire», explique Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris chargée de l’eau. Une réforme des services de l’eau s’est donc engagée et, depuis un an, c’est une régie publique de distribution d’eau qui a pris place. «Jusqu’à présent, l’effort de recherche dans le domaine de l’eau était surtout mené par les entreprises privées, c’est important d’avoir un centre de recherche public en la matière», insiste Anne Le Strat.
 
Depuis son captage jusqu’au robinet des usagers, l'eau distribuée subit un double contrôle: externe par un laboratoire indépendant agréé par le ministère en charge de la santé (contrôle sanitaire) et interne par le Laboratoire d’eau de Paris (surveillance sanitaire).
Le Laboratoire d’eau de Paris, «par ses prélèvements et ses analyses régulières tout au long de la filière, fait de l’eau potable le produit alimentaire le plus contrôlé et le mieux tracé. Chaque goutte d’eau de Paris est contrôlée au moins 10 fois tout au long de son parcours», expliquent les adjoints. Annuellement, 50.000 échantillons sont analysés et plus de 300.000 paramètres mesurés. Objectif: s’assurer que les 3 millions d’usagers parisiens (intra muros, en dehors c’est le Syndicat des eaux d’Ile de France qui gère) reçoivent une eau de qualité irréprochable.
 
Deux grands types d’activité sont pratiqués au sein du laboratoire[1] organisé en 4 départements (microbiologie et parasitologie, chimie minérale, chimie organique, et prélèvements et logistique).
 
L’activité d’analyse et de contrôle de la qualité de l’eau du laboratoire porte sur la surveillance des installations d’Eau de Paris. Elle concerne également les prélèvements et analyses sur des installations appartenant à des clients externes: collectivités locales, établissements publics (hôpitaux, piscines, écoles…), professionnels (plombiers, syndics…) ou particuliers. Le laboratoire fait ainsi partie des 6 laboratoires de zone de défense situés sur le territoire métropolitain. Il collabore à tous types d’enquête lors de pollutions accidentelles des eaux de surface et des eaux de consommation publique. «Cette importante activité de surveillance analytique du service municipal de l’eau est complétée par le contrôle sanitaire effectué sous la responsabilité de l’Etat (Direction territoriale d’Ile-de-France de l’Agence régionale de santé -ARS)», précise Eau de Paris.
 
Le laboratoire intervient également dans le cadre d’expertises: il conseille en cas de problème concernant la qualité de l’eau, son traitement, son évolution dans les réseaux de distribution (eau froide, eau chaude, eau traitée, eau d’infiltration…). Les clients du laboratoire sont des établissements publics, tels que les hôpitaux, les écoles, les crèches, des centres de recherche, mais également des entreprises, des restaurants et hôtels, des syndics et des bailleurs sociaux, des particuliers…
 
La plate-forme scientifique Aqua futura qui se trouve sur le même site associe universités, petites et moyennes entreprises du secteur et collectivités territoriales. Elle vise «l’émergence des nouvelles technologies liées au domaine de l’eau et de l’environnement». Des bassins avec des eaux dans différents états seront aménagés pour être loués à différents intervenants (équipes de recherche publiques ou privées, PME..) qui feront des expérimentations, résume Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’innovation, de la recherche et des universités.


[1] Les 75 membres qui y travaillent sont le personnel de l’ex laboratoire public départemental des eaux parisien, le Crecep.
 


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