A Moscou, le fond de l’air effraie

Le 29 juillet 2010 par Célia Fontaine
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L'observatoire de la qualité de l'air de Moscou a publié, le 28 juillet, un bulletin inquiétant. La concentration de monoxyde de carbone et de particules en suspension dans l'air était trois fois supérieure à la normale et, localement, dix fois plus élevée. « C’est comme si vous fumiez un paquet et demi ou deux paquets de cigarettes en trois ou quatre heures d'exposition[1] », a déclaré Alexandre Chuchalin, un responsable du ministère de la Santé.

A l’origine de cette pollution atmosphérique extrême, la canicule, qui sévit dans l’agglomération moscovite, depuis près de trois semaines, conjuguée aux fumées dégagées par une quarantaine de feux de tourbières en bordure de la ville. La circulation automobile amplifie également le phénomène.

Le ministère de la Santé russe recommande aux moscovites de porter des masques anti-pollution lorsqu'ils sortent dans la rue, de changer leurs vêtements quotidiennement, ou encore de prendre des antioxydants comme la vitamine E. Les personnes âgées sont priées de rester chez elles.

Autres dommages collatéraux de cette situation, les cas de noyade en hausse (de personnes cherchant à se rafraîchir mais ayant bu) et les ours qui se rapprochent des villes, cherchant à fuir les forêts affectées par la sécheresse.

Selon Alexei Yablokov, biologiste et président du parti écologiste, cette pollution pourrait tuer des centaines de personnes.



[1] Le niveau de monoxyde de carbone qui a été atteint altère 20% des globules rouges dans le corps humain, ce qui équivaut à fumer autant de cigarettes



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