A Moscou, la chaleur et la fumée ont accru la mortalité

Le 18 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les Moscovites auront bénéficié d’un léger sursis. En fin de semaine passée, après la pluie, l’air est presque redevenu respirable dans la capitale russe. Mais l’accalmie n’a pas duré. Et avec le retour du soleil, les taux de monoxyde de carbone ont de nouveau bondi.

Dimanche 15 août, rapporte Itar Tass, les concentrations de CO ont été quintuplées par rapport aux journées précédentes, fraiches et ventées.

Le retour du smog a provoqué l’exode de dizaines de milliers de personnes, incapables de résister aux effets d’une exposition prolongée aux fumées d’incendie.

Mais le plus grave n’est sans doute pas là. Mardi, au cours d’une conférence de presse, le démographe Boris Revitch (centre de démographie et d’écologie urbaine de l’Institut des études économiques de Moscou) a affirmé que les statistiques montraient une surmortalité de 5.840 personnes, pour Moscou, durant le mois de juillet (par rapport à juillet 2009), période durant laquelle la région était déjà frappée par la canicule.

Le 9 août dernier, Andreï Seltovsky, le patron des services sanitaires de la ville, avait indiqué que 700 personnes par jour décédaient à Moscou depuis quelques semaines, soit deux fois plus qu’en temps normal à pareille époque. Des chiffres définitifs devraient être connus dans quelques jours. C’est en principe le 20 août que le Comité d’Etat pour les statistiques doit rendre publiques les statistiques de la mortalité pour le mois de juillet.



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