A la recherche des batteries perdues

Le 05 juillet 2006 par Claire Avignon
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Piles et accumulateurs
Piles et accumulateurs

L’éco-organisme qui collecte les piles et accumulateurs portables va lancer, à la rentrée prochaine une campagne de communication auprès du grand public. Le but: mieux faire comprendre l’impact de ces déchets dangereux souvent oubliés par les foyers.

Est-ce par paresse, par attachement sentimental ou par manque d’informations? Force est de constater que les Français continuent à garder nombre d’appareils électroniques contenant des batteries incorporées inutilisables. Résultat: ces déchets dangereux restent peu collectés, avec un taux de collecte apparent (1) des accumulateurs (hors plomb) de 32,1%. C’est pourquoi le ministère chargé de l’environnement a tapé sur la table lors du renouvellement des conventions des éco-organismes, en 2005.

L’organisme chargé des piles et accumulateurs portables, Screlec, a ainsi dû accepter de nouveaux objectifs de collecte: 400 tonnes (t) de piles et 800 t d’accumulateurs en 2006, puis 450 t et 950 t en 2007. En 2005, l’éco-organisme avait collecté 350 t de piles et 670 t d’accumulateurs. Pour atteindre ses nouveaux objectifs, il pourra compter sur un nombre de points de collecte plus importants, puisque le ministère chargé de l’environnement lui a demandé de doubler d’ici 2008 son nombre actuel qui est d’environ 5.000. Il pourra également compter sur une nouvelle source d’approvisionnement avec les déchetteries. «Nous ne sommes pas des concurrents des autres éco-organismes, précise Jacques David, directeur de Screlec. Nous souhaitons aller dans les déchetteries moyennes où aucune collecte spécifique n’est encore mise en place.» Et tous ces points de collecte devront atteindre un taux d’efficacité de collecte plus élevé qu’actuellement. Pour cela, Screlec devra faire un effort de pédagogie envers les petites et grandes surfaces spécialisées (non alimentaires) chez lesquelles les bacs de collecte ne sont pas toujours mis en évidence, ni même connus des gestionnaires.

Et surtout, Screlec a décidé de répondre avec zèle à la dernière consigne ministérielle: mieux communiquer! L’organisme a commencé par enquêter auprès de la population française, en ciblant spécifiquement les appareils de bricolage. Au final, l’institut de sondage a estimé à 13% le nombre de Français qui ont un outil électro-portatif qui ne fonctionne plus ou qui a été remplacé par un matériel neuf. Un chiffre auquel il faut ajouter toutes les batteries hors d’usage des téléphones portables, baladeurs, ordinateurs portables, jouets, etc.

La campagne a pour slogan «Batribox, l’éco-réflexe!», avec un jeu de mot sur batteries (terme plus usuel pour les accumulateurs) et tri. Box se réfère au nouvel outil de collecte, sur lequel le slogan sera marqué, et qui devrait être installé dans plus de 3.000 points à la rentrée. Le point d’orgue sera le 21 octobre, «une grande journée de sensibilisation à la collecte des piles et batteries incorporées» pendant laquelle un groupe de 200 jeunes partira du centre de Paris pour aller à la rencontre de consommateurs chez les distributeurs adhérents à Batribox et autres lieux de vie.

(1) Le taux de collecte apparent correspond à la quantité totale collectée en France divisée par la quantité mise sur le marché en 2003.


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