A la DG Sanco, un conflit d’intérêt pour 2 experts sur 3

Le 26 septembre 2014 par Romain Loury
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A la DG Sanco, on sait s'entourer
A la DG Sanco, on sait s'entourer

Les conflits d’intérêt demeurent la norme à la direction générale de la santé et des consommateurs (DG Sanco) de la Commission européenne. Selon un rapport publié jeudi 25 septembre par l’ONG Corporate Observatory Europe, 67% des experts missionnés sur 4 dossiers emblématiques sont concernés.

Parabènes, oxyde de titane, mercure dentaire et nano-argent… aucun n’y échappe. Parmi les 57 experts missionnés par la DG Sanco, seul 18 déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt, indique Corporate Observatory Europe dans son rapport. Plus de la moitié (54%) en avaient au moins 2, 18% au moins 5… jusqu’à un maximum de 20!

Adopté en mars par le Comité scientifique des risques sanitaires et environnementaux (SCHER), le rapport sur le mercure dentaire est le plus entaché de conflits d’intérêt, avec pas moins de 75% des experts en déclarant au moins un. En queue de cortège, celui sur le nano-argent, adopté en juin par le comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (Scenihr), atteint 62%.

Parmi les conflits d’intérêt les plus fréquents, l’ONG recense des conseils rémunérés aux entreprises, des financements de recherche, des détentions d’actions ou des liens de propriété intellectuelle.

Selon Pascoe Sabido, de Corporate Observatory Europe, «la DG Sanco doit sérieusement réfléchir à la façon de réformer ses procédures». Notamment «en accroissant l’implication d’experts indépendants, et à terme en mettant fin à tout lien entre l’industrie et ses rapports sur les substances chimiques».



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