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A la conférence sur le thon rouge, les ONG souhaitent parler du requin

Le 15 novembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Réunis à Istanbul, du 11 au 19 novembre, les Etats pêcheurs de thon rouge membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Cicta) souhaitent évaluer les mécanismes assurant la préservation du thon rouge. Mais les ONG présentes sur place demandent que les Etats renforcent également la protection des requins, victimes collatérales de leur activité, selon elles.

«Les trois quarts des espèces de requins grands migrateurs victimes de la pêche au thon sont menacés d'extinction», affirme un rapport diffusé par l'association de défense de l'environnement marin Oceana en marge de la réunion de la Cicta. «Mais moins d'un pour cent des requins pêchés dans l'Atlantique bénéficient de mesures de protection», selon ce même rapport.

«Les Etats pêcheurs de l'Atlantique ne peuvent plus ignorer que des populations de requins sont décimées par les pêcheries de la Cicta», a déclaré Elizabeth Griffin Wilson, une responsable d'Oceana.

L'ONG appelle donc les 48 Etats de la Cicta à interdire la capture d'espèces particulièrement en danger, comme le requin-taupe commun (Lamna nasus) et le requin soyeux (Carcharhinus falciformis), et à limiter les prises pour le requin bleu (Prionace glauca) et le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus).

La commission n'a, pour l'instant, édicté des mesures de protection que pour le requin-marteau (Sphyrna mokarran), le requin océanique (Carcharhinus longimanus) et le requin-renard (Alopias vulpinus).

L'ONG américaine Pew Environment Group recommande pour sa part l'utilisation de nouveaux matériels, qui permettront aux squales de s'échapper sans réduire le rendement des thoniers, notamment des filins en nylon, aisément sectionnables par un requin mais pas par un thon, pour relier les hameçons aux longues lignes déployées par les navires de pêche.

«L'interdiction des filins métalliques et celle de capturer certaines espèces aideraient à réduire le grand nombre de requins pris et tués dans les pêcheries de l'Atlantique», a déclaré Jill Hepp, de Pew.

Selon l'association citant la Cicta, entre 1992 et 2003, les requins représentaient un quart du total des prises de la pêche à la palangre pélagique, c’est-à-dire utilisant de très longues lignes, tirées par des navires, sur lesquelles sont accrochés des milliers d'hameçons.



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