A Fukushima, les singes plus vulnérables aux maladies

Le 28 juillet 2014 par Romain Loury
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Le macaque japonais, autre victime de Fukushima
Le macaque japonais, autre victime de Fukushima
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Les macaques vivant dans la préfecture de Fukushima présentent plusieurs anomalies sanguines, révèle une étude publiée dans la revue Scientific Reports. De quoi faire craindre un peu plus pour leur plus proche cousin, l’homme.

C’est désormais un fait établi: la catastrophe nucléaire de Fukushima, survenue le 11 mars 2011, a aussi eu un effet sur la biodiversité. Plusieurs animaux en ont fait les frais, tels les oiseaux, les papillons et les cigales, dont les effectifs ont fortement diminué aux abords de la centrale. Cette fragilisation de la faune pourrait être durable, comme le suggère l’étude publiée par Kazuhiko Ochiai, de l’université des sciences de la vie et des sciences vétérinaires de Tokyo, et ses collègues.

En avril 2012, les chercheurs ont lancé une campagne de prélèvements sanguins sur 61 macaques japonais (Macaca fuscata) vivant dans la forêt environnant la ville de Fukushima, à environ 70 km de la centrale. Comparés à 31 singes vivant à 400 km de là (à Shimokita, extrême nord de l’île de Honshu), ils présentaient plusieurs anomalies sanguines.

De quoi les rendre plus vulnérables aux maladies infectieuses. Ces singes se caractérisaient en effet par une pauvreté en globules blancs, impliqués dans le système immunitaire, environ deux fois moins nombreux que chez leurs congénères de Shimokita.

Même constat avec les globules rouges, responsables du transport sanguin de l’oxygène, environ 20% moins abondants chez les macaques de Fukushima. Chez ceux-ci, les anomalies sanguines étaient d’autant plus marquées que l’individu était imprégné de césium radioactif –le seul radioélément mesuré-, surtout chez les plus jeunes.

Après ces premiers travaux, les chercheurs espèrent pouvoir analyser des macaques vivant dans des zones encore plus contaminées, d’accès actuellement restreint. «Nous avons l’intention de mener des tests sanguins ou autres dès qu’il nous sera possible d’obtenir les autorisations adéquates», concluent-ils.



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