A deux mois de Copenhague, les Etats loin d’un accord ambitieux

Le 12 octobre 2009 par Victor Roux-Goeken
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A deux mois de la conférence historique des Nations unies sur le changement climatique de Copenhague, l’avant-dernière session de négociations qui s’est achevée vendredi 9 octobre à Bangkok (Thaïlande) n’a pas permis de résorber deux points de blocage: les objectifs de réduction à moyen terme (2020) des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés, ainsi que l’aide aux pays en développement dans leur lutte contre le changement climatique.

«Un bon exemple (…) de ce que les pays industrialisés peuvent faire pour accroître le niveau de leurs ambitions dans le contexte d’un accord international à Copenhague est l’objectif de réduction de -40% annoncé par la Norvège», a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) dans un communiqué.

La plupart des autres pays industrialisés n’en est pas là. Et le plus émetteur d’entre eux, les Etats-Unis, remet toujours en cause l’architecture même du protocole de Kyoto. Ils «prônent une approche ‘par le bas’, fondée sur les plans nationaux de lutte contre le changement climatique des différents pays, au contraire de l’approche Kyoto ‘par le haut’ qui consiste à définir un plafond global des émissions de GES (…) à répartir ensuite entre les pays industrialisés», relève le Réseau action climat-France dans un communiqué (1).

Par ailleurs, l’aide aux pays en voie de développement est loin d’être réglée, alors que la Banque mondiale évalue les coûts de l’adaptation au changement climatique dans ces pays entre 75 et 100 milliards de dollars par an sur la période 2010-2050, dans un rapport du 30 septembre.

Pour le Réseau action climat-France, «les négociations actuelles nous mettent sur la voie d’un accord au rabais».

La communauté internationale a toutefois réalisé des avancées sur les thèmes du transfert de technologies, les forêts et l’usage des sols, ainsi que l’évaluation des potentiels de réchauffement de nouveaux GES et le renforcement des mécanismes de développement propre (MDP), affirme le secrétariat de la CCNUCC.

Les négociations en Thaïlande seront suivies d’une dernière session avant Copenhague, du 2 au 6 novembre à Barcelone.

(1) Dans le JDLE «Copenhague: les Etats-Unis veulent un accord à leur sauce»


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