A Davos, on parle aussi d’environnement

Le 24 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Davos, en temps normal.
Davos, en temps normal.
DR

Qu’auront retenu auditeurs et lecteurs distraits du forum économique mondial de Davos (WEF)? Que la gent féminine y est très minoritaire (16% des inscrits sont des inscrites). Que les politiques et entrepreneurs français y sont rares. Et que l’on y pratique régulièrement le dénigrement envers les Français (French Bashing). Ce n’est pas tout, loin s’en faut.

Chaque année, ses organisateurs ont aussi coutume de publier une cartographie des risques globaux, susceptibles de nuire au business. Jeudi 23 janvier, le WEF a mis en ligne la 9e édition de son Global Risks. Synthétisant la vision de 700 entrepreneurs internationaux, interrogés l’automne dernier, le rapport pointe une dizaine de menaces globales. Sans surprise, la première d’entre elles est le déficit public affiché par les grandes puissances économiques (les USA ou le Japon). Bien qu’il soit aussi entretenu par les banques, ce déficit est qualifié d’insoutenable.

Plus étonnant, les risques environnementaux font une entrée en force dans le top ten des menaces globales. Le WEF avertit la communauté mondiale des affaires qu’il faut désormais œuvrer pour éviter toute crise de l’eau. Et d’appeler à la mobilisation des investisseurs et des parties prenantes pour améliorer les infrastructures, seules à même de réduire les risques de sécheresses ou d’inondation.

Risques systémiques

Soulignant l’impéritie des gouvernements, le WEF annonce aussi des lendemains qui déchanteront si les entreprises minimisent la menace climatique. «Désormais, le problème n’est plus seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre mais de s’adapter aux conséquences des changements climatiques.»

Dans la petite ville des Grisons, on s’interroge aussi sur la folle croissance des villes. Rappelant qu’en 2050, la population urbaine mondiale dépassera les 6 milliards d’habitants, le WEF s’inquiète des risques inhérents à ce changement annoncé de paradigme. Ouvertes sur le monde et très compartimentées (entre riches et pauvres), les mégapoles seront autant de foyers et de relais pour les pandémies de demain. «En cas de nouvelle épidémie de grippe aviaire, 3 milliards de personnes pourraient être exposées au virus.»

Au-delà de ce catalogue, le WEF insiste aussi sur le caractère systémique de ces risques: la hausse de la température mondiale accroîtra, dans certaines régions, le risque de sécheresse; réduisant d’autant la productivité des terres arables. Avec les conséquences que l’on peut imaginer, tant sur les marchés de denrées que dans les rues des pays menacés par la famine.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus