A chacun son service vélo

Le 14 septembre 2016 par Stéphanie Senet
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Quel cycliste êtes-vous?
Quel cycliste êtes-vous?

Publiée ce mois-ci, une nouvelle étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) montre que les cyclistes forment une famille nombreuse. Ce qui ouvre des perspectives pour développer les services à la carte et les bienfaits environnementaux.

Le vélo ça s’apprend aussi à l’école
La France compte 350 écoles de cyclotourisme, le plus souvent destinées aux adultes, une centaine de points d'accueil jeunes où l’on apprend notamment les règles de sécurité et le code de la route, et 8 vélo-écoles historiques relevant de la Fédération française de cyclotourisme, selon l’Ademe.

 

Les cyclistes ne se limitent pas aux utilisateurs d’un système en libre service du type Vélib’. Dans la famille du vélo, il existe aussi les multimodaux, les cyclistes à assistance électrique, les amateurs de vélo-école (voir encadré), et ceux qui préfèrent louer occasionnellement un vélo classique… Autant de profils que l’Ademe a cherché à identifier, pour permettre aux pouvoirs publics d’affiner leur offre au-delà d’un service de location partagée, exclusivement adapté aux grandes villes, même s’il connaît un franc succès depuis les années 2000.

 

Hommes, femmes, seniors, étudiants

 

L’étude montre ainsi que si les cyclistes sont majoritairement des hommes (61%), les amateurs de vélo-école sont des amatrices (87%). Même chose pour les vélos à assistance électrique (VAE), surtout choisis par des femmes de plus de 50 ans. Les étudiants, de leur côté, préfèrent le vélo en libre service[1].

Quelle que soit l’offre choisie, le recours au vélo reste majoritairement dédié au trajet domicile-travail plutôt qu’aux sorties le soir ou aux promenades. S’il arrive que la météo influence le recours au vélo, les cyclistes multimodaux (vélo + TER ou vélo + transport en commun) sont les plus réguliers des usagers.  

 

Report modal et démotorisation

 

Par ailleurs, les bénéfices pour l’environnement diffèrent peu selon l’usage. «Les gains oscillent entre 130 et 550 kilogrammes[2] d’équivalent CO2 par utilisateur et par an, sachant que la formule vélo + TER est la plus avantageuse», décrypte Joachim Ransquin, chef de service Transports et Mobilités à l’Ademe. Normal puisqu’elle recouvre des trajets sur longue distance à une fréquence élevée.

Mais l’usage du vélo favorise aussi la démotorisation. 20% des abonnés à une consigne en gare se sont séparés de leur voiture ou ont renoncé à en acheter une. C’est aussi le cas de 28% des cyclistes louant un VAE et 18% des utilisateurs d’un service de location de vélo classique. A titre de comparaison, 40% des abonnés à un service d’auto-partage se séparent ensuite de leur voiture.

 

Bon pour la santé

 

Démontrés scientifiquement, les effets bénéfiques du vélo sur la santé sont fortement ressentis par les usagers: 47% des utilisateurs d’un vélo-école le reconnaissent, tout comme 44% des cyclistes multimodaux, et 36% des locataires d’un vélo classique… En moyenne annuelle, l’activité physique associée au vélo couvre 35 à 80% de l’activité recommandée par les autorités sanitaires. De quoi la soutenir par des fonds publics.

 



[1] Largement étudié, le recours au système de libre service n’a pas été développé dans cette étude

[2] Par comparaison, le bilan carbone d’un Français est d’environ 9 tonnes eq CO2 par an

 



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