A Bonn, la forêt reprend racine

Le 23 mars 2015 par Romain Loury
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Un bol d'air pour la forêt
Un bol d'air pour la forêt

Plusieurs pays du Sud se sont engagés à restaurer près de 60 millions d’hectares de forêt lors de la deuxième conférence Bonn Challenge, qui s’est achevée samedi 21 mars en Allemagne. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), coorganisatrice de l’évènement, l’objectif de replanter 150 millions d’hectares d’ici à 2020 est en bonne voie.

Lancé en 2011 lors de la première conférence Bonn Challenge, cet objectif de 150 millions d’hectares de plus en 2020, 350 millions d’hectares de plus en 2030, a été intégré à la déclaration de New York sur les forêts, promulguée en septembre 2014 lors du sommet de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le climat.

Lors de cette deuxième conférence Bonn Challenge, 14 pays se sont engagés à restaurer un total de 59,2 millions d’hectares de forêts. Parmi eux figurent les États-Unis (15 millions d’hectares), l’Éthiopie (15 millions), la République démocratique du Congo (8 millions), le Mexique (7,5 millions), ainsi que le Guatemala, le Pérou, l’Ouganda, le Rwanda ou encore le Brésil.

«Le monde est en train de reconnaître que la restauration des forêts constitue une contribution essentielle à plusieurs problèmes mondiaux, dont le réchauffement climatique, la biodiversité, la sécurité alimentaire et la croissance économique», a déclaré Inger Andersen, directeur général de l’UICN.

-25% de GES liés à la forêt

En matière d’émissions de gaz à effet de serre, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a elle aussi présenté, vendredi 20 mars, des résultats très encourageants: grâce à la baisse de la déforestation, les émissions annuelles de carbone liées à la forêt ont diminué de 25% entre 2001 et 2015, passant de 3,9 gigatonnes/an à 2,9 Gt/an.

Plus de la moitié de cette progression était liée au Brésil, estime la FAO. Pourtant, une grande étude internationale publiée mercredi 18 mars dans Nature révèle que l’Amazonie a vu sa capacité de stockage de carbone diminuer de moitié depuis les années 1990, passant d’environ 2 Gt/an à 1 Gt/an.

Selon les chercheurs, cet essoufflement s’expliquerait par une mortalité accrue des arbres, dont le cycle de vie s’accélère lorsqu’ils sont débordés par le CO2 atmosphérique. Egalement en cause, les épisodes de sécheresse intense qui ont frappé l’Amazonie en 2005 et en 2010.



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