93% des cours d’eau sont contaminés par des pesticides

Le 25 juillet 2013 par Stéphanie Senet
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La vallée du Rhône fait partie des régions les plus contaminées
La vallée du Rhône fait partie des régions les plus contaminées

Le bilan des cours d’eau dressé le 24 juillet par le Commissariat général au développement durable (CGDD) est accablant. Plus de 90% des points de mesure affichent une contamination par des pesticides.

La situation s’est dégradée en 2011, avec une pollution plus importante et plus diversifiée que l’année précédente. Ainsi, 93% des points de mesure révèlent des pesticides, contre 91% en 2010. Par ailleurs, 19% des relevés affichent plus de 20 pesticides contre 15% seulement l’année précédente.

Le seuil à partir duquel l’eau est impropre à la consommation (0,5 microgrammes par litre) a été dépassé dans 30% des points de mesure, en particulier dans les régions céréalières, de maïsiculture et de viticulture (bassin parisien, Sud-ouest et le long du Rhône). 0,7% des points d’analyse ont même dépassé une concentration moyenne annuelle de 5 μg/l (eau impropre à la fabrication d’eau potable).

Les régions ne sont, bien sûr, pas toutes logées à la même enseigne. En métropole, les 15 pesticides les plus importants sont des herbicides ou leurs dérivés, dont deux métabolites (AMPA et atrazine) et trois substances interdites (atrazine et métolachlore depuis 2003, diuron depuis fin 2008).

L’Outre-mer, contaminé par des herbicides, affiche aussi des fongicides et des insecticides, comme le chlordécone, interdit depuis 1993 mais qui reste la substance la plus présente dans les cours d’eau (64% des mesures en Guadeloupe et 74% en Martinique). Quatre autres pesticides interdits sont relevés Outre-mer: le métolachlore, prohibé depuis fin 2003, le bromacil et l’hexachlorocyclohexane depuis 2007, et le diuron depuis fin 2008.

Selon la synthèse du CGDD, la métropole affiche moins de dépassements des normes fixées par la directive-cadre sur l’eau: 4,7% des points de mesure contre 74% en Martinique et 16% en Guadeloupe. Très préoccupantes, les concentrations en AMPA et en glyphosate (sa molécule mère) ont toutefois progressé de plus de 10% en métropole, entre 2010 et 2011, sur la moitié des points d’analyse.

 



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