90% des espèces de poisson touchées ou menacées par la surpêche

Le 20 mai 2014 par Stéphanie Senet
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Le nouveau rapport de la FAO montre que la surpêche n'a pas été réduite depuis 2010
Le nouveau rapport de la FAO montre que la surpêche n'a pas été réduite depuis 2010

La consommation mondiale de poissons et de fruits de mer a atteint des records en 2012, selon le rapport bisannuel de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), publié le 19 mai. Si l’aquaculture a fortement progressé, 90% des espèces sauvages sont touchées ou menacées par la surpêche.

 

La pêche et l’aquaculture ont pesé, au total, 170 millions de tonnes en 2012, soit 10 Mt supplémentaires par rapport à 2010. En moyenne, un Terrien a consommé 19 kilogrammes de poissons en 2012, contre 10 kg en 1960. Les produits de la mer représentent désormais 17% de la consommation mondiale de protéines.

C’est surtout la production de l’aquaculture qui a bondi, représentant 90 Mt, pour 80 Mt de prises d’espèces sauvages. Elle compte donc désormais pour plus de la moitié des poissons mis sur le marché.

La part de la pêche utilisée pour la consommation humaine a aussi progressé, passant de 70% des prises dans les années 1980 à plus de 85% en 2012.

 

La pêche durable ne concerne que 10% des espèces

 

La FAO estime que la surpêche touche 28,8% des stocks surveillés d’espèces sauvages, enregistrant un résultat quasi similaire à celui de 2010 (30%). Mais 61,3% d’entre eux sont proches du rendement maximum durable. En conclusion, seulement 10% des espèces sont réellement à l’abri d’une surexploitation.

«Ce chiffre de 90% des pêcheries pleinement exploitées ou surexploitées est un cri d’alarme. Leur restauration doit être une priorité mondiale pour sauver les océans et assurer les moyens de subsistance des communautés côtières. La FAO elle-même reconnaît que la reconstitution des stocks surexploités pourrait augmenter la production de 16,5 Mt par an», commente Xavier Pastor, directeur de l’ONG Oceana Europe.

Les 10 espèces les plus ciblées –dont l’anchois du Pérou, le thon ou le hareng d’Atlantique- totalisent 24% des captures à elles seules.

Par ailleurs, la pêche illégale (non déclarée ou non réglementée) reste aussi une menace majeure pour les écosystèmes marins, rappelle l’organisation des Nations unies.



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