8% des logements franciliens risquent d’être inondés

Le 02 décembre 2013 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Crue centennale en IDF: un scénario possible
Crue centennale en IDF: un scénario possible

Cette très forte exposition a été évaluée en étudiant l’hypothèse d’une crue centennale, soit une crue moyenne selon la directive Inondation.

 

Selon l’IAU, ces logements se trouvent essentiellement dans les lits de la Seine (81%) et dans une faible proportion de la Marne (15%). Les résidences restantes se trouvent sur les berges de l’Oise et près des petites rivières du territoire francilien (Essonne, Yerres, Loing, Epte…)

 

En première ligne, les immeubles du Val-de-Marne

 

Si la petite couronne est la plus exposée, le Val-de-Marne comprend le plus grand nombre de logements menacés (123.000), suivi de Paris (107.700) et des Hauts-de-Seine (94.450).

 

C’est par ailleurs l’habitat collectif qui est le plus touché, puisqu’il représente 82% des logements à risque. Un cinquième est par ailleurs formé de logements HLM.

 

Au-delà du grand nombre de logements menacés, cette étude met en avant la forte amplitude du risque d’inondation. Elle estime ainsi qu’environ la moitié de ces habitations sont exposées à une submersion élevée (entre 1 et 2 mètres) ou très élevée (plus de 2 m). Sur ce plan, l’exposition des maisons individuelles est proportionnellement plus importante que les logements de l’habitat collectif (60% d’aléas forts ou très forts contre 44%). En cas de crue centennale, les inondations devraient aussi durer pendant plusieurs semaines.

 

Ces résultats confirment la nécessaire inscription de l’agglomération parisienne en territoire à risques importants (TRI) de niveau national. Si Paris compte quelques ouvrages de protection pouvant en théorie protéger la voie publique en cas d’inondation par débordement jusqu’au niveau de la crue de la Seine en 1910, les autres départements paraissent beaucoup plus vulnérables, et en particulier le Val-de-Marne.

 

La construction en zone inondable gagne du terrain

 

Depuis le début des années 1980, la construction de logements en zone inondable s’est accrue en Ile-de-France. On a compté 26.100 nouveaux logements pendant cette décennie, puis 36.000 dans les années 90 et 38.000 entre 2000 et 2009.

 

Le nombre de logements situés en zones d’aléas forts à très forts progresse également. La moitié ont été construits au cours des années 2000, période pendant laquelle se sont développés les plans de prévention des risques inondation (PPRI). Ceux-ci couvrent aujourd’hui 81% des surfaces inondables.

 

L’IAU estime que cette progression va encore gagner du terrain et s’attend à «une augmentation sensible des logements en zone inondable à l’horizon 2030».

 

Sur le plan financier, les dommages directs causés par une inondation majeure en Ile-de-France sont estimés entre 17 et 20 milliards d’euros (dont la moitié liés à l’habitat).

 

Mais la gestion de crise, qui relève de compétences le plus souvent communales, reste pour l’heure largement sous-estimée et peu anticipée, conclut Ludovic Faytre, de l’IAU.

 

Le gouvernement doit d’ailleurs arrêter, en début d’année prochaine, sa stratégie nationale de gestion du risque d’inondation (SNGRI). A l’échelle nationale, près d’un habitant sur quatre est exposé, selon le ministère de l’écologie.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus