7 millions de Japonais veulent l’abandon du nucléaire

Le 07 juin 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un message un peu extrême.
Un message un peu extrême.

La pétition Au revoir l'énergie nucléaire, qui vise à rassembler au moins 10 millions de signatures d'ici la mi-juillet a déjà recueilli 7,23 millions de paraphes, ont annoncé mercredi 6 juin à Tokyo les responsables de l'opération.

Ces anti-nucléaire arguent que 80% de la population japonaise aspire à se passer d'énergie nucléaire. Même sans centrales atomiques, la production d'électricité peut suffire, d'autant que des économies supplémentaires sont encore possibles, estiment-ils.

Cette initiative, ouverte aux étrangers, découle de l'accident de Fukushima provoqué par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011.

Concrètement, la pétition formule diverses exigences: la non-remise en marche suivie du démantèlement des réacteurs arrêtés, le gel des projets de construction, le renoncement aux sur-régénérateurs sur-générateurs ? en projet de même qu'à la mise en exploitation d'une usine de retraitement et enfin l'accélération de la transition vers les énergies renouvelables.

Actuellement, les 50 réacteurs de l'archipel sont stoppés et aucun ne peut être réactivé sans avoir passé des tests de sûreté et avoir reçu l'autorisation des localités voisines.

Le Premier ministre japonais doit se prononcer prochainement sur la remise en exploitation de deux unités de l'ouest qui ont franchi tous les obstacles techniques, mais il tarde à prendre une décision politiquement délicate.

En France, l‘eurodéputé Europe Ecologie-les Verts (EELV) Daniel Cohn-Bendit a souhaité, jeudi, l'organisation d'un référendum sur le nucléaire en France à l'issue d'un débat de deux ou trois ans.

Sur BFMTV et RMC, le coprésident du groupe Verts au Parlement européen a noté qu'il allait y avoir, comme l'a dit le candidat François Hollande, un large débat sur la transition énergétique. «Il y aura un débat à l'Assemblée», «dans toutes les régions, toutes les municipalités et j'espère que dans deux ou trois ans, il y aura un référendum sur le nucléaire», a-t-il dit.



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