6 cantines sur 10 servent du bio en France

Le 17 juillet 2014 par Stéphanie Senet
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Du bio mais pas trop
Du bio mais pas trop

En hausse continue depuis les années 1990, la part des restaurants collectifs qui servent au moins un menu bio par mois atteint 59% en 2014, selon le bilan dressé ce 17 juillet par l’Agence Bio.

 

C’est en 1992 que le premier repas bio a été servi dans une cantine française. Encouragé par une association locale –le Centre d’initiative pour valoriser l’agriculture et le milieu rural-, le restaurant scolaire de Vauvert (Gard) a alors décidé de tenter l’expérience.

Petit à petit, d’autres cantines ont suivi le mouvement. Elles n’étaient que 4% en 2006, 36% en 2009 puis 59% cette année. Les restaurants collectifs du secteur public se montrent plus gourmands (70% d’entre eux) que ceux du secteur privé (44%). Idem avec le secteur scolaire (79% des cantines) plutôt que dans le secteur du travail (55%), et de la santé et du social (55%).

En revanche, le résultat s’avère similaire, que la cantine fonctionne en gestion directe (59%, stable) ou en gestion concédée (58%, en hausse depuis 2009).

 

Juste un peu de bio

L’entrée du bio au menu reste toutefois relative. Dans 6 cas sur 10, il s’agit seulement d’un menu bio au moins une fois par mois. Dans 4 cas sur 10, la cantine le sert une fois par semaine. Seulement 16% des restaurants en proposent tous les jours. «C’est déjà beaucoup compte tenu du développement récent du bio dans la restauration collective», estime Elizabeth Mercier, l’enthousiaste directrice de l’Agence Bio.

Côté aliments, le bio caractérise en majorité des produits frais (plus d’1 aliment bio sur 2 des cantines), avec une préférence pour les fruits et légumes et les produits laitiers. Ils sont suivis par les produits d’épicerie et les produits surgelés. Au total, le marché du bio totalise 172 millions d’euros fin 2013[1].

83% des produits servis ou transformés sont d’origine française tandis que la moitié d’entre eux proviennent de la région.

 

Un surcoût réductible

Les restaurants collectifs ont fait le calcul. Pour 8 établissements sur 10, l’introduction du bio se traduit par un surcoût de 19% en moyenne. Un surcoût qui affiche une baisse depuis 2011, où il s’élevait à 26%. De plus, il est majoritairement lissé sur l’ensemble des repas (pour 67% des établissements) si bien que les consommateurs ne paient pas plus cher. De nombreux établissements ont par ailleurs réussi à réduire ce surcoût en limitant le gaspillage, en travaillant sur l’éducation alimentaire, en mettant en concurrence les fournisseurs, en remplaçant certains produits, en signant des partenariats ou encore en groupant les achats, analyse l’Agence Bio.

Environ 15 millions de Français prennent chaque jour un repas hors domicile, dont plus de la moitié en restauration collective. 53% des actifs demandent du bio sur leur lieu de travail et 54% des Français en restauration commerciale. Dans l’Hexagone, il n’existe pourtant que 63 restaurants 100% bio (non collectifs), contre 350 en Italie.



[1] Exclu de cette statistique, le pain bio représenterait environ 10 M€ par an selon l’Agence Bio

 



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