5.000 milliards de débris plastique sur les océans

Le 11 décembre 2014 par Stéphanie Senet
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Première estimation globale des particules plastiques à la surface des océans
Première estimation globale des particules plastiques à la surface des océans

Pour la première fois, une étude publiée le 10 décembre dans la revue PLoS ONE propose une estimation globale des débris plastique flottant à la surface des océans.

 

Cette étude internationale, dirigée par Marcus Erksen de l’institut californien Five Gyres, se base sur les résultats de 24 expéditions menées entre 2007 et 2013 dans les 5 gyres subtropicaux, les côtes australiennes, le golfe du Bengale et la Méditerranée (1.571 sites au total).

Résultat: au moins 5.250 milliards de particules plastique, pesant 669.000 tonnes, polluent les mers et les océans.

Ces débris de toutes tailles sont disséminés aussi bien dans les océans de l’hémisphère Nord (55% des particules) que de l’hémisphère Sud. Le Pacifique Nord est toutefois le plus touché, accumulant 38% des débris mondiaux, devant l’océan Indien et l’Atlantique Nord.

Les débris les plus nombreux à la surface mesurent entre 1 et 4,75 millimètres (57%). Mais les macroplastiques (dont la taille est supérieure à 200 mm) pèsent logiquement plus lourd, soit 233.400 t au total contre 35.540 t de microplastiques.

 

Dégradations et ingestions multiples

 

Si un phénomène d’accumulation se produit dans les gyres, les débris sont aussi nombreux près des côtes. Quant au fait qu’il y a moins de microplastiques (dont la taille est inférieure à 4,75 mm) que prévu à la surface des océans, c’est parce que, selon les scientifiques, de nombreux processus de dégradation sont à l’œuvre: UV, biodégradation, ingestion par des organismes, échouage.

Selon Plastics Europe, 288 Mt de plastiques ont été produits dans le monde en 2012. Si un millième de ces tonnages se retrouve à la surface des océans, c’est sans compter les nombreuses particules qui se trouvent dans les grands fonds. Une étude publiée en avril dernier dans PLoS ONE en a ainsi observé à des profondeurs allant de 35 mètres à 4,5 kilomètres.

De nombreuses recherches ont également démontré que les débris plastique, contenant différents polluants dont des PCB, sont ingérés par de nombreux organismes marins (663 espèces selon la Convention sur la diversité biologique), perturbant l’ensemble de la chaîne alimentaire.

 

 



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