2e prix Ademe: moins d’effluents liquides pour Sanden

Le 29 novembre 2006 par Claire Avignon
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L’usine française du fabricant japonais de compresseurs pour automobiles, Sanden manufacturing, a reçu, le 28 novembre, le deuxième prix du trophée des technologies propres et économes, remis par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). L’industriel a fait le choix de traiter en interne ses déchets liquides.



C'est dans le cadre de l'amélioration continue des performances environnementales de la démarche Iso 14.000 que l'installation de Sanden (Ille-et-Vilaine) a décidé de réduire ses déchets aqueux. «Après notre certification en 2000, nous avions commencé par diminuer la part de nos déchets solides mis en décharge, explique Grégory Poras, superviseur des infrastructures sécurité-environnement de l'usine. Puis à partir de 2002, nous avons voulu nous attaquer aux eaux souillées par notre process de fabrication.»

L'usine, installée depuis 1996, fabrique 3,7 millions de compresseurs chaque année, principalement pour les constructeurs automobiles. Cela entraîne la production d'eaux de lavage, d'eaux de poteyage (dues aux agents de démoulage de la fonderie), de condensats de compresseurs, etc. En tout, 1.440 mètres cubes (m3) d'effluents qui partaient sur les routes de France pour être dépolluées.

Depuis mi-2003, toutes ces eaux sont traitées au sein même du site. D'abord, les eaux sont déshuilées, puis évaporées. Il en ressort des déchets concentrés d'un côté, et de l'eau en partie contaminée de l'autre. «Nous devions donc choisir un traitement complémentaire, continue Grégory Poras, mais nous nous sommes interdits de créer des déchets supplémentaires de type filtres. C'est pourquoi nous avons opté pour un traitement biologique.» Des bactéries séparent ainsi l'eau des hydrocarbures et autres tensio-actifs. L'eau part alors en lagunage, puis dans le milieu naturel.

Au final, «à partir d'effluents de DCO de l'ordre de 60.000 milligrammes (mg) d'oxygène par litre, on arrive après distillation à une valeur de 1.500 mg, après traitement biologique à 350, et enfin après lagunage en dessous de 120 mg. Les effluents ainsi concentrés et envoyés à la destruction ne représentent plus qu'environ 200 m3, soit 15 % du volume initial», note l'Ademe qui a remis le prix à Sanden manufacturing.

L'investissement a été de 300.000 euros, dont environ 30% d'aides de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne et du conseil général. Le retour sur investissement a été rapide puisqu'il se dégage une économie annuelle de 165.000 euros due à la réduction des déchets à traiter dans un centre de traitement spécialisé, et aux 33.000 kilomètres de camionnage évités.

Pour la troisième étape de la démarche Iso 14.000, Sanden se concentre sur la simplification et la réduction des emballages. «Ce qui n'est pas simple, car nos fournisseurs se situent principalement en Asie», indique Grégory Poras. Mais le dispositif relatif aux effluents aqueux fait également l'objet d'une politique d'amélioration continue: l'usine teste ainsi de nouvelles technologies d'évaporation.




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