275 espèces de plantes risquent de disparaître de l’île de la Réunion

Le 17 décembre 2010 par Célia Fontaine
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Une espèce sur trois de flore est menacée de disparition sur l’île de La Réunion. C’est ce qu’indique l’état des lieux publié le 16 décembre par le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)[1].

Après de premiers résultats publiés en juillet dernier pour la faune de l’île (dans le JDLE), la démarche de la Liste rouge nationale s’est poursuivie avec l’état des lieux de l’ensemble de la flore supérieure de l’île (fougères, orchidées, arbres et autres plantes à fleurs).

905 espèces indigènes ont été analysées. : Il ressort des résultats que 49 espèces végétales (5,4 %) ont déjà disparu de l’île et que 275 autres (30,4 %) sont aujourd’hui menacées. Sur 237 espèces végétales qui ne se rencontrent nulle part ailleurs, 82 sont menacées (soit 35 %), comme le Bois d’éponge.

« La destruction et la dégradation des habitats naturels représentent la principale cause de régression des espèces végétales réunionnaises », note le communiqué du 16 décembre. Le développement urbain et agricole est responsable de la disparition progressive de nombreuses espèces, comme le Bois de lait (Tabernaemontana persicariifolia), arbuste de la zone littorale classé « En danger critique d’extinction ».

Pâturage et feux ont décimé la moitié[2] de la population de Petit Tamarin tamarin des Hauts (Sophora denudata), qui se trouve plus en altitude.

« Outre ces perturbations humaines directes, la flore de l’île est soumise à la forte concurrence des espèces végétales introduites qui envahissent et dégradent la plupart des milieux naturels. ». L’état des lieux révèle que plus de 100 espèces introduites menacent directement la flore locale, telles que le Goyavier, ou la Liane  papillon, qui affecte les derniers vestiges de la forêt semi-sèchesemi sèche et nuit à certaines espèces comme le Bois bois de chenilles (Clerodendrum heterophyllum), arbuste classé « En danger critique d’extinction ».

Les orchidées, victimes de leur beauté, sont soumises à une forte pression de prélèvement pour être commercialisées. Résultat, le Petit Muguet muguet (Beclardia macrostachya) ou le Gros Faham faham (Cryptopus elatus), sont tous les deux « Quasi menacés ». D’autres plantes sont « braconnées » pour leurs vertus thérapeutiques, comme le Bois de ronde (Erythroxylum sideroxyloides).

« Pour répondre à ces menaces, des actions de conservation et de gestion des milieux naturels ont été mises en place », précise l’état des lieux. Un plan national d’action a été mis en place pourconcerne le Bois de senteur bleu (Dombeya populnea) ou le Bois amer (Carissa spinarum).

En complément de ce plan d’action, une stratégie de lutte contre les espèces invasives vient d’être mise en place avec de nombreux partenaires.



[1] Avec le Muséum national d’histoire naturelle, la Fédération des conservatoires botaniques nationaux et le Conservatoire botanique national de Mascarin

[2] depuis le milieu du XIXe siècle



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