27 métropoles annoncent avoir atteint leur pic d'émission de GES

Le 14 septembre 2018 par Stéphanie Senet, envoyée spéciale
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Ces métropoles abritent 54 millions d’habitants.
Ces métropoles abritent 54 millions d’habitants.
C40

Au moins 27 des plus grandes métropoles au monde, dont Paris, Londres, Los Angeles et New York, ont atteint leur pic d’émission de gaz à effet de serre, selon une étude présentée, ce 13 septembre, par le réseau C40, à l’occasion du Global Climate Action Summit (GCAS) de San Francisco.


Alors que leur population a augmenté et que leur PIB s’est accru, 27 métropoles ont atteint leur pic d’émission de gaz à effet de serre (GES), pour la plupart avant 2012, et ont entamé leur régression depuis 5 ans. Si elles ne représentent que 54 millions d’habitants dans le monde, elles concrétisent ce que les scientifiques appellent de leurs vœux: atteindre ce plafond au plus vite et au plus tard en 2020, pour s’engager dans la voie du déclin. Un véritable défi alors que les émissions mondiales ne cessent de progresser.

Décarboner et décarboner encore

Le déclin enregistré par ces 27 métropoles ne tient pas du miracle. Il repose principalement sur une décarbonation de l’électricité, l’essor des transports propres, la réduction de la production de déchets et le développement de leur recyclage. Autant d’activités sur lesquelles la plupart des collectivités ont plus ou moins la main.

«Nos émissions ont atteint leur pic en 2000 et nous les avons réduites de 30% par rapport à 1990 alors que notre population a augmenté de 20% et notre PIB de 111%», affirme London Breed, la maire de San Francisco, qui accueille ce premier sommet des acteurs non étatiques organisé sur le sol américain. Ces résultats ne suffisent toutefois pas à rentrer dans les clous de l’Accord de Paris. «Nous devons encore réduire de moitié l’enfouissement de nos déchets en 2030 et atteindre la neutralité carbone pour nos bâtiments en 2050», poursuit-elle. 

Le modèle de Copenhague

Copenhague fait mieux. En voie d’atteindre la neutralité carbone dès 2025, la capitale du Danemark a déjà réduit de 42% ses émissions de GES par rapport à 2005, après avoir atteint son pic dès 1991. «Nous avons développé une énergie propre avec notre réseau de chaleur urbain, une mobilité verte, mieux valorisé nos déchets. Aujourd’hui, 62% des habitants prennent des transports publics», explique le social-démocrate Frank Jensen. Berlin, Heidelberg, Los Angeles, Montréal et Stockholm ont pour leur part atteint leur plafond d’émission en 1990, Paris et Rome en 2004 seulement.

Si Tokyo n’a pas encore atteint ce point ultime, c’est à cause de la relance de la consommation de charbon et de gaz enregistrée dans l'Empire du soleil levant au lendemain de la catastrophe de Fukushima.

Du côté de la Chine, qui a envoyé la plus importante délégation du sommet (une centaine de personnes), le pic devrait être atteint au plus tard en 2030 dans le pays, selon le réprésentant spécial de la Chine pour les affaires climatiques, Xie Zhenhua, accessoirement vice-président du sommet de San Francisco.

Les 27 villes sont Barcelone, Bâle, Berlin, Boston, Chicago, Copenhague, Heidelberg, Londres, Los Angeles, Madrid, Melbourne, Milan, Montréal, La Nouvelle-Orléans, New York, Oslo, Paris, Philadelphie, Portland, Rome, San Francisco, Stockholm, Sidney, Toronto, Vancouver, Varsovie et Washington.
 


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