25 pistes pour consommer durable

Le 28 janvier 2011 par Célia Fontaine
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Le rapport du Centre d’analyse stratégique (CAS) « Pour une consommation durable » a été remis aujourd’hui 28 janvier à la ministre en charge de l’écologie. Il présente 25 recommandations « pour diffuser pleinement les réflexes de consommation durable au sein de la société française ».

« Les politiques publiques encourageant le développement d’une offre de biens et de services durable se heurtent au phénomène de ‘l’effet rebond’, car les ménages augmentent en réponse les quantités qu’ils consomment », rappelle le ministère dans un communiqué. En d’autres termes, la majorité des consommateurs peinent à allier intentions et pratiques vertueuses. C’est pour cela qu’une politique dédiée, prenant désormais en compte l’évolution de nos comportements, doit être mise en œuvre.

Le groupe de travail présidé par Elisabeth Laville, fondatrice et directrice d’Utopies, agence de conseil en développement durable, indique que verdir l'économie ne suffira pas. Pour être véritablement durable, la société doit cesser de mettre la consommation et la jouissance matérielle au centre.

Cela ressemble à la décroissance, mais le CAS souhaite nuancer ce principe :« Il ne s’agit aucunement de prôner l’émergence d’une société de la décroissance, qui ne serait compatible ni avec la prospérité de l’économie française ni avec la soutenabilité de notre endettement. » Il faut changer notre culture et nos modes de vie afin de faire décroître notre impact environnemental, nos émissions de gaz à effet de serre et les prélèvements de ressources naturelles de manière sélective, précise-t-il. Autre urgence : explorer les opportunités de croissance liées à la consommation de produits et services durables, innovants (économie de fonctionnalité, éco-conception, circuits courts…).

Pour mettre en place une politique nationale de consommation durable, le rapport propose parmi ses 25 recommandations d’éduquer les jeunes à la consommation durable dès le plus jeune âge. Par la suite, « les campagnes d’information et de sensibilisation gagneraient à mobiliser les relais d’opinion et autres ’médiateurs’ : système éducatif, médias, entreprises, mais aussi professionnels du marketing, publicitaires », précise le rapport.

Il faut également « encourager des initiatives pionnières de terrain dans une logique ascendante ». On pense ici aux circuits courts de type Amap qui recréent un lien direct entre producteur et consommateur, aux éco-quartiers…

Soutenir l’innovation au service de la consommation durable est une autre piste à creuser. Cela suppose d’investir dans l’innovation technologique mais aussi sociale « low tech », au service de la consommation durable.

Le rapport préconise également la mise en place de nouveaux outils économiques. « Selon les secteurs, il sera judicieux d’instaurer une taxe, un marché de quotas, une norme, un dispositif de bonus-malus, un taux de TVA réduit pour les éco-produits[1], ou enfin de refondre les dispositifs de financement collectif basés sur le principe du ’pollueur-payeur‘ s’ils sont déficients. »



[1] comme envisagé dans la Stratégie nationale de développement durable 2010-2013



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