23e suicide à l’ONF

Le 13 juillet 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un agent de l'Office national des forêts (ONF) a mis fin à ses jours lundi soir en Franche-Comté, ce qui porte à 23 le nombre de suicides enregistrés dans cette administration depuis 2005, a-t-on appris le 12 juillet auprès de la direction générale de l'ONF.
On ignore pour l'instant les raisons et les circonstances à l'origine de son geste, a-t-on précisé de même source.
 
Responsable de l'unité territoriale de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) où il était en poste depuis 2002, cet agent, qui vivait en couple et était père de deux filles adolescentes, s'est pendu à son domicile dans la commune d'Esboz-Brest, a précisé à l'AFP la direction régionale de l'ONF à Besançon.
 
La CGT-Forêt, deuxième syndicat représentatif à l'ONF, a déjà mis en cause à plusieurs reprises les conditions de travail au sein de l'Office. Lundi, le syndicat avait annoncé le récent suicide de deux gardes forestiers, le 20 juin en Lozère et le 6 juillet en Gironde, y voyant la conséquence de la réorganisation de l'ONF depuis 2002.
 
«Cela fait le troisième suicide en un mois. Ce rythme nous inquiète particulièrement», souligne Philippe Berger, secrétaire général du Snupfen-Solidaires, ajoutant que «le CHSCT local a demandé l'ouverture d'une enquête».
 
Depuis la réforme de l'ONF en 2002 jusqu'à la fin en 2016 d'un nouveau contrat d'objectif, l'Office aura perdu 20% de ses effectifs, selon la direction. Actuellement, il compte 9.500 salariés (6.300 fonctionnaires et 3.200 ouvriers privés), alors qu'en 1986, il employait 15.000 personnes.
 
L'ONF a pour tâche de gérer toutes les forêts publiques de France, soit 4,7 millions d'hectares, tandis que 3,5 millions de propriétaires privés se partagent 12 millions d'hectares.
 
Dans un communiqué, publié le 13 juillet, l’ONF annonce la nomination d’un inspecteur général, chargé de mettre en œuvre un plan de proximité de prévention des risques psychosociaux.
 
Ce programme, explique l’Office, prévoit un doublement du réseau des assistantes sociales et le renforcement des cellules sociales territoriales associant la direction territoriale des ressources humaines, les assistantes de service social, le médecin de prévention et des représentants des personnels du Comité d'hygiène et de sécurité territorial.
 
L’établissement public va, par ailleurs, lancer un audit socio-organisationnel pour évaluer les conditions de travail et le fonctionnement de l’organisation de l’Office.


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